Le Contrat de solutions a publié le 24 juillet 2020 sa cinquième édition. Il comprend désormais 86 « fiches solutions » pour réduire les utilisations, les risques et les impasses des produits phytosanitaires. Les nouvelles fiches concernent à la fois des pratiques agronomiques, des solutions de biocontrôle et d’amélioration des plantes.

Parmi elles, figurent par exemple :

  • L’allongement des rotations et diversification des assolements pour réduire les IFT ;
  • La gestion de trois espèces d’adventices (datura, ambroisie, tournesol adventice) en système de culture incluant des plantes sarclées de printemps ;
  • La grille de risque vulpins en culture de ray-grass porte-graines ;
  • La lutte contre la JNO (jaunisse nanisante de l’orge) de l’orge d’hiver par la tolérance variétale ;
  • La lutte contre les maladies fongiques de l’orge d’hiver par la résistance des variétés ;
  • La lutte contre l’oïdium en maraîchage et contre la moniliose et la tavelure en arboriculture avec des solutions de biocontrôle notamment l’hydrogénocarbonate de potassium ;
  • La lutte contre le mildiou de la vigne à l’aide de phosphonates de biocontrôle.

Focus sur le biocontrôle

« Cette nouvelle édition comprend aussi une actualisation du focus “Favoriser le développement et le déploiement des produits de biocontrôle” qui fournit un éclairage très instructif sur l’offre disponible pour les filières, en matière de biocontrôle entre 2018 et 2020 », précise le Contrat de solutions dans un communiqué paru le 29 juillet 2020.

L’association « Contrat de solutions », créée en juillet 2019, annonce s’investir « désormais en région pour mobiliser toutes les parties prenantes sur le déploiement des solutions et l’accompagnement des agriculteurs ».

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Limites atteintes dans plusieurs filières

Mais elle alerte que « les limites sont atteintes dans plusieurs filières » […] et rappelle « qu’aucune interdiction ne doit intervenir sans solution alternative efficace et économiquement viable ». Elle juge le soutien des pouvoirs publics à la recherche de solutions nouvelles « indispensable ».

Trois membres ont rejoint l’association au printemps : Intercéréales (interprofession des céréales), Terres Univia (interprofession des huiles et protéines végétales) et le Synamap (le syndicat professionnel des acteurs du marché de la prévention et de la protection de l’homme au travail).

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Isabelle Escoffier