« La situation que nous connaissons aujourd’hui à la suite de la catastrophe naturelle des épisodes de gel vient une nouvelle fois mettre en évidence la fragilité de notre secteur », écrit Interfel.

L’interprofession des fruits et légumes demande toutefois une stratégie à long terme, aujourd’hui « quasi inexistante », pour répondre aux enjeux futurs, allant au-delà des annonces conjoncturelles du Premier ministre et du ministre de l’Agriculture.

> À lire aussi : Intempéries, un fonds exceptionnel pour soutenir les agriculteurs victimes du gel (12/04/2021)

Absence de concertation

Interfel regrette que des décisions publiques aient été prises « concernant notre filière sans concertation préalable avec ses professionnels ». Et de lister les lacunes : « Aucun programme spécifique pour notre filière dans le plan de relance du gouvernement, contrairement à beaucoup d’autres, alors que nous étions une des premières filières à vous remettre un plan de relance chiffré », regrette Interfel.

Par ailleurs, il n’y a eu, selon l’interprofession, « aucun soutien spécifique à nos centres de recherches pour accélérer les solutions à la sortie du glyphosate et aux alternatives aux pesticides. »

Plan de filière

« Monsieur le président de la République, nous réitérons notre volonté de mettre en place notre plan de filière mais force est de constater que les textes législatifs et les pouvoirs publics ont constamment adopté des mesures rendant difficilement atteignables nos objectifs partagés », écrit l’interprofession.

À lire aussi : Fruits et légumes, un plan de filière avec six axes prioritaires (18/12/2017)

Interfel estime en effet que « pour préparer l’avenir, l’intervention du gouvernement faisant suite à la crise actuelle doit être accompagnée d’un nouveau plan de relance clair pour la filière des fruits et légumes frais, afin d’accélérer les évolutions souhaitées par tous ».

Isabelle Escoffier