L’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) a remis vendredi son plan de filière au président de la République. « Ambitieux, pragmatique et opérationnel, ce plan vient conforter et renforcer les actions et les orientations fixées par l’ensemble de la filière depuis trois ans », souligne Interfel dans son communiqué de presse du 18 décembre.

Issu d’une concertation collective, le document comporte seize fiches pratiques et pose les engagements de la filière, ses objectifs et les facteurs clés de succès. L’objectif principal est de répondre à l’enjeu du développement de la consommation des fruits et légumes et assurer la compétitivité et la durabilité de la filière.

« Issu d’une véritable démarche collective, ce plan a pour vocation d’être le point de rencontre entre les objectifs publics, les capacités d’évolution de la filière, et la réponse aux attentes sociétales », appuie Bruno Dupont, président d’Interfel.

Six axes prioritaires

Les principaux engagements de la filière peuvent se résumer en six axes prioritaires : mettre en œuvre une contractualisation opérationnelle, développer la place et le rôle des signes officiels de qualité, réduire l’usage des produits phytosanitaires, répondre à l’objectif de santé publique et d’éducation alimentaire, investir collectivement dans le développement de l’offre française et enfin, renforcer la recherche et l’innovation.

Interfel a chiffré ces engagements d’ici à cinq ans à 30 % de volumes contractualisés sur la base volontaire, à 50 % en valeur des fruits et légumes issus de la certification environnementale et à 25 % en valeur des fruits et légumes frais commercialisés sous signes de qualité et d’origine, dont bio.

La réduction de l’emploi des pesticides serait de 20 % à 50 % de réduction des pesticides d’ici à 2030, selon les espèces, les itinéraires techniques, les évolutions variétales, et l’accompagnement financier pour la recherche et le développement.

Accompagnement des pouvoirs publics

Pour encourager la consommation de fruits et légumes, l’interprofession recommande par ailleurs 400 g par jour et par habitant.

L’interprofession souhaite aussi renforcer l’action de l’Agence pour la recherche et l’information en fruits et légumes (Aprifel), composée des scientifiques et des associations de consommateurs, en proposant aux ONG de participer aux échanges au sein de cette association. Et ce dans le but de mieux répondre aux attentes sociétales.

« Pour être réalisés, ces engagements nécessiteront un accompagnement solidaire et ambitieux des pouvoirs publics », estime Interfel.