« En avril, les niveaux des nappes sont généralement en baisse, à l’exception des secteurs les plus arrosés du Sud-Ouest, de l’Occitanie, de la Corse et du Nord-Est », signale le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dans son bulletin de situation hydrogéologique publié le 12 mai 2022.

Globalement, la vidange des nappes a démarré avec deux, trois mois d’avance, en raison d’un déficit de pluies efficaces : « La situation est particulièrement préoccupante, avec des niveaux bas à très bas localement », s’inquiète le BRGM.

Ainsi, plusieurs secteurs se trouvent dans une situation défavorable pour un mois d’avril :

  • Les nappes des calcaires jurassiques du sud de la Vendée et la nappe de la craie de Touraine, en raison d’une recharge tardive et courte ;
  • Les nappes inertielles des cailloutis plio-quaternaires de Bourgogne-Franche-Comté, avec des recharges successives déficitaires ;
  • Les nappes des alluvions et des formations complexes de Provence et de Côte d’Azur du fait de deux années successives de faible recharge et d’un étiage sévère en 2021.

À l’inverse, d’autres nappes sont dans des situations favorables, avec des niveaux relativement hauts ou dans les normales pour un mois d’avril. En effet, certaines d’entre elles ont profité de pluies en mars-avril, permettant une recharge plus ou moins importante. D’autres sont peu sensibles à l’absence de pluie efficace :

  • Les nappes de la craie et des formations tertiaires du nord du Bassin parisien et d’Artois-Picardie ;
  • Les nappes alluviales de l’Adour et du Gave-de-Pau, de la Garonne et de ses principaux affluents et la nappe plio-quaternaire du Bassin aquitain ;
  • Les nappes alluviales et pliocènes du littoral languedocien et du Roussillon et les nappes des calcaires karstiques des régions montpelliéraines et nîmoises.
Charlotte Salmon