Au 1er mai 2022, le ministère de l’Agriculture estime la production française de cerises à 35 000 tonnes, soit une hausse de 126 % sur un an. C’est ce que révèle une note d’Infos rapides d’Agreste, son service de la statistique, diffusée le 11 mai 2022. La production retrouverait ainsi son niveau moyen de 2017 à 2020 (–2 %), après la récolte historiquement basse de 2021.

La cerise étant un fruit particulièrement sensible, les estimations précoces de production peuvent évoluer suivant les éventuels événements climatiques ou sanitaires qui se produiraient d’ici à la récolte. Dans les différents bassins de production, les différents épisodes de gel ont été moins intenses cette année. Ils ne devraient avoir que peu ou pas d’impact sur les rendements.

Une offre insuffisante

Au niveau national, le chiffre d’affaires de la cerise a reculé d’un tiers en 2021, sur un an et comparativement à la moyenne de 2016 à 2020. C’est la conséquence des fortes gelées printanières et ce malgré la hausse des prix qui en a suivi.

Les cours ont progressé de 50 % en mai 2021 par rapport à la moyenne quinquennale et de 34 % sur un an. Dans sa note, Agreste explique que l’offre n’était pas suffisante pour satisfaire une demande « particulièrement forte en fin de mois ». « La qualité des fruits récoltés est par ailleurs variable, ne facilitant pas la mise en avant de la cerise dans les rayons », ajoute le service du ministère.

En juin 2021, les cours étaient à la hausse et atteignaient 48 % sur un an. Pour Agreste, les prix élevés freinent les ventes malgré une demande présente. « Les cours s’orientent alors à la baisse pour soutenir les ventes. »

Laurine Mongenier