Pic de chaleur, nuits froides, gelées, mois de mai pluvieux… La météo du printemps 2021 a été mitigée, mais le temps a globalement été frais, sec et ensoleillé. Météo-France fait le point dans son bilan climatique diffusé le 15 juin 2021.

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Des températures en dessous des normales de la saison

Le mois de mars a connu quelques périodes de douceur, avant un pic de chaleur entre le 29 et le 1er avril, « durant lequel les températures maximales ont battu des records », relate Météo-France. Les nuits ont malgré tout souvent été froides, notamment en avril où les gelées nocturnes ont été « sévères et fréquentes ».

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Ainsi, la température minimale moyenne de 5,6°C sur la saison, soit 1,2°C en dessous de la normale, a été la plus froide depuis le début des années 2000. En moyenne, les températures ont été près de 1°C en dessous des valeurs saisonnières sur un grand quart nord-est du pays, voire 1 à 2°C sur le Grand Est.

Elles ont été plus hétérogènes sur les régions du Sud, généralement plus proches des valeurs de saison sur la côte atlantique, le Sud-Ouest, l’extrême sud-est et la Corse. À l’échelle de la France et de la saison, la température moyenne de 11,0°C a été inférieure à la moyenne de référence (1981-2010) de 0,6°C.

Écart à la moyenne saisonnière de référence de allant 1981 à 2010 de la température moyenne en France pour le printemps 2021. © Météo-France

Un déficit hydrique à l’Ouest

Après un début de printemps très peu arrosé, les précipitations ont été plus nombreuses et abondantes que la normale sur la majeure partie du pays en mai. En moyenne sur la France, la pluviométrie est toutefois restée inférieure de 15 % à la moyenne de référence (1981-2010).

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Les cumuls de précipitations ont été déficitaires sur la moitié ouest de l’Hexagone ainsi que sur la Corse. « Le déficit a dépassé 20 % près des côtes de la Manche ainsi que sur les régions bordant l’Atlantique, et souvent 50 % le long des Pyrénées, tout particulièrement sur le Roussillon », précise Météo-France.

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Les cumuls de précipitations ont été plus proches de la normale sur le flan est, voire localement excédentaires sur le sud des Vosges, en Rhône-Alpes et en région Paca.

Écart à la moyenne saisonnière de référence 1981-2010 des cumuls des précipitations en France pour le printemps 2021. © Météo-France

Un ensoleillement excédentaire

L’ensoleillement a été supérieur à la moyenne de référence (1991-2010) sur la quasi-totalité du pays au printemps 2021. L’excédent a été particulièrement marqué dans le quart nord-ouest, où il a atteint 20 à 40 %.

L’ensoleillement est resté proche des moyennes dans les régions méditerranéennes et sur les massifs pyrénéen et alpin.

Écart à la moyenne saisonnière de référence allant de 1991 à 2010 de la durée d’ensoleillement pour le printemps 2021. © Météo-France

Selon Météo-France, « sur l’ensemble de la saison, le soleil a brillé » :

  • 657 heures à Perpignan (Pyrénées-Orientales) ;
  • 684 heures à Dinard (Côtes-d’Armor) ;
  • 687 heures à Caen (Calvados) ;
  • 695 heures à Nice (Alpes-Maritimes) ;
  • 712 heures à Nantes (Loire-Atlantique) ;
  • 771 heures à Ajaccio (Corse-du-Sud) ;
  • 803 heures à Château d’Olonne (Vendée).

Raphaëlle Borget