Le lundi 12 septembre 2022,  « je signerai un accord avec la Roumanie pour permettre à l'Ukraine d'évacuer plus encore de céréales », a déclaré Clément Beaune, ministre délégué aux Transports invité de l'émission « Questions politiques », le 11 septembre 2022, sur la radio France Inter.

L'accord entre la Russie et l'Ukraine critiqué

Ces céréales iront « vers l'Europe et vers les pays en développement, notamment en Méditerranée qui en ont besoin pour des questions alimentaires et presque de survie », a ajouté le ministre.

Cette annonce intervient au surlendemain d'une déclaration du Kremlin selon laquelle le président russe Vladimir Poutine prévoit de parler avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, d'un accord permettant à l'Ukraine d'exporter ses céréales. Ce dernier est de plus en plus critiqué par Moscou.

La Russie affirme que ses propres exportations continuent de pâtir des sanctions occidentales

Cet accord, conclu le 22 juillet à Istanbul, a permis de débloquer les exportations de blé et de maïs ukrainiens qui étaient jusque-là entravées par l'offensive militaire russe, suscitant la crainte d'une crise alimentaire.

Mais la Russie affirme que ses propres exportations de denrées alimentaires et d'engrais continuent de pâtir des sanctions occidentales visant Moscou pour son intervention militaire. Mercredi 7 septembre 2022, le dirigeant russe avait affirmé que les exportations ukrainiennes allaient majoritairement vers l'Europe et non pas vers les pays pauvres.

« Ça fait partie du récit russe, mais ça n'est pas vrai », a assuré Clément Beaune : « M. Poutine a dit qu'il y avait seulement 3 % des céréales réexportées qui allaient vers les pays en développement, c'est beaucoup plus que ça, c'est plus d'un tiers. »

Selon le ministre, les mesures prises par les Européens ont permis de « retrouver quasi les niveaux d'exportation de céréales que l'Ukraine avait avant la guerre, en trouvant des routes terrestres. »