Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

« Nous avons fait appel à une géobiologue pour nos laitières »

réservé aux abonnés

Problèmes magnétiques - « Nous avons fait appel à une géobiologue pour nos laitières »
« Depuis que nous avons supprimé les perturbations électriques dans ce tunnel, nos génisses expriment mieux leurs chaleurs », affirment Jérôme Delmas (à d.) et Éric Forestier, avec ses filles Marine et Camille. © Frédérique Ehrhard

Depuis que les perturbations du sous-sol ont été réduites au Gaec de Fabrèges, les montbéliardes se portent mieux.

En 2019, le Gaec de Fabrèges a été confronté à une chute inexpliquée de la production de lait. « Avec une ration établie pour 30 kg/j, nos vaches ne produisaient plus que 19 kg/j ! Nous avons d’abord pensé que cela provenait d’un ensilage d’herbe de moindre qualité cette année-là. Nous avons acheté différents aliments pour corriger la ration, sans succès », raconte Éric Forestier, qui élève avec Jérôme Delmas 65 montbéliardes sur 203 ha à Chirac, en Lozère.

Baisse de production

Ils ont alors décidé de faire appel à Florence Hervé-Marty, une géobiologue rencontrée lors d’une journée de formation organisée par le GIEE Challenge lait et la chambre d’agriculture de Lozère. Celle-ci est s’est déplacée deux fois, en décembre 2019 puis en février 2021, afin de cerner les problèmes magnétiques et électriques qui pouvaient perturber les vaches. Elle a trouvé cinq failles qui passaient sous la stabulation. Pour réduire leur impact, elle a placé des corrections aux endroits où ces failles entraient et sortaient du bâtiment. « L’une d’elles passait sous un abreuvoir peu fréquenté par les vaches. Nous l’avons déplacé de trois mètres et le problème a été résolu », rapporte Éric.

Aujourd’hui, les vaches profitent tranquillement de la brosse car il n’y a plus de courants vagabonds dedans. Frédérique Ehrhard

Mauvaise prise de terre

Dans le tunnel abritant les génisses, un poste branché sur le secteur alimentait deux fils partageant l’aire en trois. « La prise de terre ne fonctionnait pas correctement, ça créait des courants vagabonds. Nous avons remplacé ces fils par des barrières et coupé le poste. Depuis, les génisses expriment mieux leurs chaleurs. Nous les inséminons sans souci. »

Dans la stabulation, la géobiologue a repéré que du courant s’évacuait par le rail des racleurs au lieu de rejoindre la prise de terre. « Quand les vaches viennent boire à l’abreuvoir, cela crée des courants parasites qui les gênent », note l’exploitant. Depuis, en attendant de mieux positionner cette prise de terre, il débranche le racleur la nuit pour éviter ce problème.

Toutes ces interventions ont amélioré la santé du troupeau. « Nos frais vétérinaires ont été divisés par deux entre 2019 et 2020, et ils continuent à diminuer en 2021. Nous avons moins de fièvres de lait et de diarrhées sur les veaux. »

La suppression des perturbations a également agit sur la production de lait. « Après les premières corrections, les fraîches vêlées ont tout de suite produit 10 kg/j de plus. Il en a été de même pour les autres vaches au fur et à mesure qu’elles vê­laient », souligne l’éleveur. D’autres changements ont renforcé cet effet positif. « Nous avons traité nos vaches contre le paramphistome et intégré des pommes de terre dans la ration. » Aujourd’hui, la facture de lait a retrouvé un bien meilleur niveau qu’il y a deux ans. « Il nous faudra du temps pour redresser la barre sur le plan économique. Mais la situation évolue dans le bon sens et nous avons repris confiance ! »

Frédérique Ehrhard

Un test révélateur sur l’homme

Pour que l’éleveur perçoive l’effet des perturbations magnétiques, Florence Hervé-Marty (1) lui propose un test d’effort au-dessus d’une faille. Avec les corrections en place, il conserve facilement son bras tendu à l’horizontale lorsque la géobiologue appuie dessus. Une fois les corrections enlevées, il n’y arrive plus ! « Les perturbations du sous-sol affaiblissent les vaches et ont un effet sur leur physiologie », souligne-t-elle. Celles-ci cherchent à contourner les lieux où elles ressentent ces perturbations. « Mieux vaut éviter de placer la salle de traite ou le robot au-dessus d’une faille », conseille-t-elle.

(1) Contact : ame-des-lieux@orange.fr

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Les tarifs se maintiennent

Même si les commandes dans les magasins sont moins nombreuses pour la fin du mois de septembre 2021, les disponibilités restent globalement assez modestes. Ceci permet de maintenir les cours dans le secteur allaitant comme laitier.
Votre analyse du marché - Veaux

Commerce difficile

Sur les marchés, les volumes progressent et l’activité commerciale se tend, sous le contrôle des intégrateurs. Les frais de commercialisation sont de plus en plus contraints. Le marché espagnol, qui est souvent la porte de secours à cette période de l’année, se cale sur les prix du commerce français auxquels il faut encore endosser les frais de tests PCR.
Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !