Le 23 janvier 2026, la Fondation de France a publié la 15e édition de son étude sur les solitudes en France. Résultat, près d’un tiers des Français se trouve en situation d’isolement relationnel. Autrement dit, 32 % des Français n’ont pas, ou peu, de rencontres physiques avec leur famille, des amis, des collègues, des voisins ou des membres d’associations. Derrière ce pourcentage concernant l’ensemble de la population, se cachent des disparités territoriales et socioprofessionnelles. Le point en trois informations.
Les milieux ruraux sont de plus en plus isolés
14 % des habitants des communes rurales sont isolés, contre 9 % des habitants de l’agglomération parisienne et des grandes villes. Ce taux est passé de 11 % en juillet 2023 à 14 % en juillet 2025.

À l’inverse, le sentiment de solitude domine dans les grandes agglomérations : 28 % des habitants des villes de plus de 100 000 habitants se sentent seuls, contre 21 % en milieu rural.
La Fondation de France marque une différence entre l’isolement et la solitude. Dans le premier cas, il s’agit d’une personne physiquement coupée des autres. La solitude est, elle, un ressenti subjectif de manque ou d’insatisfaction dans les relations sociales. Une personne isolée peut ne pas se sentir seule alors qu’une personne entourée peut le ressentir.
Il y a trois fois plus de personnes seules chez les plus précaires
L’enquête révèle que les personnes disposant des ressources les plus modestes et dont le statut d’emploi les situe dans les strates les plus précaires sont toujours celles qui sont les plus exposées à l’isolement relationnel.
16 % des personnes aux revenus modestes sont isolées. C’est trois fois plus que chez les personnes disposant de hauts revenus. Autre enseignement, 30 % des personnes dont la santé est fragilisée sont isolées.
Le nord de la France est moins isolé que le sud
Les habitants du nord de la France entretiennent plus de contacts réguliers avec leur famille que ceux résidants dans le Sud : 61 % dans le Nord contre 48 % dans les régions méditerranéennes.
L’enquête explique cette différence par un ancrage territorial plus fort dans le Nord que dans le Sud. Une part importante de la population du nord du pays est née et vit dans le même département. Cela favoriserait la proximité géographique et, de fait, des relations familiales plus fréquentes.