« L’important pour bien acheter, c’est de connaître le tracteur, son prix neuf à l’époque, son état actuel et l’entretien effectué ». Pascal base une majeure partie de l’évaluation sur l’échange avec le vendeur. Je pars du principe que dans 95 % des cas le vendeur est de bonne foi et expliquera spontanément s’il a eu des soucis sur son tracteur. « Je demande aussi où a été entretenue la machine, car je considère que c’est toujours mieux lorsque c’est fait par le concessionnaire » indique le directeur occasion. Ce dernier n’en reste pas moins prudent et il prend également le temps de faire le tour du tracteur car afin de prévenir les soucis et les « non-dits », une expertise de l’état général du tracteur et un essai sont indispensables.
Faire le tour et essayer
« Pour l’expertise technique, je prends en photo l’ensemble de la machine, car il y a des détails qui se remarquent plus à tête reposée. J’en profite aussi pour estimer l’usure des pneumatiques, car c’est un poste important en termes de dépenses. Je passe ensuite à l’intérieur de la cabine pour faire le tour des commandes et des fonctions. Je passe alors à la seconde partie la plus importante de l’expertise, l’essai. Il est important qu’il n’y ait pas de bruit suspect et d’aller rouler avec en marche avant ou arrière et de tester l’ensemble des fonctions du tracteur. Je suis d’autant plus vigilant sur l’essai quand je sais que le tracteur a eu beaucoup de chauffeurs différents. Pour le matériel d’accompagnement, je regarde l’état des pièces d’usure. C’est important, car le montant du remplacement peut facilement atteindre la moitié de la valeur de l’outil. Pour les moissonneuses-batteuses et autres matériels un peu plus complexes, je m’appuie sur le nombre d’heures. Par exemple, je sais que sur une machine qui a 4 000 heures, une grosse révision va bientôt s’imposer. »