Finir l’engraissement des génisses et des vaches à l’herbe, tel est l’objectif de Pascal Bastien, éleveur avec son frère à Bagneux en Meurthe-et-Moselle. Pourquoi ? Pour des raisons économiques tout d’abord : « C’est l’alimentation la plus économique ».

À regarder aussi notre vidéo : « Je produis de la luzerne déshydratée pour mes vaches laitières » (28/03/22)

Mais c’est aussi pour préserver la qualité de la viande que les associés ont choisi cette pratique : « Les animaux vont pousser moins vite, mais la viande a le temps, comme on dit, de se faire ». Selon Pascal Bastien, le gras sera plus présent et la viande sera plus tendre. « L’herbe est la solution pour apporter une bonne viande à nos clients » explique l’éleveur qui commercialise une partie de sa production directement à la ferme.

À regarder aussi notre vidéo : « Je pratique l’affouragement en vert » (28/03/22)

La race Hereford qui a été retenue par les éleveurs est particulièrement adaptée à ce type d’élevage. À noter que les mâles sont engraissés de façon traditionnelle avec des céréales.

À regarder aussi notre vidéo : « La luzerne aide mes poules à s’adapter au confinement » (04/01/22)

Renaud d’Hardivilliers
Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Les prix se stabilisent

Après une progression ininterrompue des cours depuis un an, une tendance à la stabilisation se dessine dans l’ensemble des pays de l’Union européenne. Les niveaux de prix répercutés sur les étals commencent à être un frein à la consommation, surtout sur les fins de mois. De plus en plus de parties arrière passent au hachoir, y compris dans les races à viande. L’écart de prix entre les réformes laitières et les allaitantes d’entrée de gamme rétrécit. Ces dernières sont recherchées, en raison d’un rendement carcasse plus favorable.