« J’apporte de la luzerne pour le bien-être de mes poules confinées », explique Olivier Sourdin. Pour cet éleveur installé au Chatelier dans l’Ille-et-Vilaine, le confinement des volailles à cause de la grippe aviaire freine les poules dans leur action de grattage et de piquage de la terre ainsi que dans leur alimentation en fibres.

Grâce à la luzerne, « la poule retrouve un peu son milieu naturel », estime-t-il. Les brins de luzerne tombés au sol créent un espace de grattage, ajoute Olivier Sourdin. Les poules se piquent moins entre elles car elles piquent la luzerne dans la botte ou sur le sol.

Les poules piquent dans la botte de luzerne. © Renaud d’Hardivilliers/GFA

Une pratique à pérenniser

Cette pratique (apport d’aliments grossiers) est rendue obligatoire par la réglementation de l’agriculture biologique, mais Olivier Sourdin envisage de continuer d’apporter de la luzerne après la fin de la claustration de ses volailles. « Il faut savoir qu’un tiers des poules environ ne sortent pas du bâtiment même quand cela leur est permis », rappelle-t-il.

Renaud d’Hardivilliers