Si les semis de pois printemps ont eu lieu ou se terminent au sud du territoire, ils débutent ailleurs. C’est le cas en Poitou-Charentes et en Vendée. Ils peuvent d’ailleurs se prolonger sur d’autres zones — comme sur la façade littorale nord — jusqu’au mois de mars.

Périodes optimales de semis du pois de printemps. (©  Terres Inovia, copie écran)

Semis précoces

Les implantations du pois de printemps doivent avoir lieu sur sol bien ressuyé et sans températures gélives fortes attendues dans les deux ou trois jours qui suivent. Terres Inovia précise qu’« il est possible de semer sur sol gelé, la graine s’imbibera une fois la phase de gel passée ».

L'institut technique ajoute que « favoriser les semis précoces permet de diminuer l’exposition de fin de cycle des protéagineux aux stress climatiques (hydrique, thermique) ».

Il est conseillé de semer à 4-5 cm de profondeur mais pas trop dense, au risque notamment de favoriser les maladies foliaires et la verse en fin de cycle. « Dans le cadre d’utilisation de graines de ferme, un test de germination est fortement recommandé pour bien maîtriser son peuplement », ajoute l’institut.

Doses de semis selon le type de sol et le PMG (poids de mille grains) des graines de pois de printemps. (©  Terres Inovia, copie d'écran )

Réglementation

Attention, les protéagineux semés avant le 1er février sont considérés d’un point de vue réglementaire comme des protéagineux d’hiver, et après cette date comme des protéagineux de printemps, et ce quel que soit le type variétal choisi. Or, certains herbicides disponibles sur pois d’hiver ne le sont pas en pois de printemps, et inversement.

Par ailleurs, si aucun apport d’engrais azoté n’est nécessaire, le pois demeure moyennement exigeant en phosphore et potasse, deux éléments essentiels au bon développement de la plante et des nodosités.