À Arles, dans les Bouches-du-Rhône, Gwenael Wasse, à la tête des Ruchers Tamata, élève humblement des abeilles et leurs reines. L’apiculteur a approché ce métier il y a douze ans, au rucher-école du Sambuc (Bouches-du-Rhône) et au Civam apicole du Gard. Il décide alors de s’y consacrer pleinement et achète ses premières ruches qu’il dépose dans des oliveraies des Alpilles.

Avoir des colonies assez robustes pour passer l'hiver

Reconverti, le quadragénaire continue à se former auprès des apiculteurs de l’Occitanie. S’il veut augmenter le nombre de colonies, les abeilles doivent être assez robustes pour passer l’hiver.

Aujourd’hui, l’apiculteur a installé 150 ruches sur une dizaine d’emplacements. Au domaine de Bouchaud, à Arles, elles sont hébergées par Stéphan Bonistalli, un céréalier, riziculteur et viticulteur camarguais.

Une bonne hygiène de vie

Les deux hommes s’apprécient professionnellement et se retrouvent aussi aux entraînements du club associatif d’Arles, Camargue azur plongée (CAP). Stéphan adhère depuis peu à la section apnée. Gwenael plonge depuis deux décennies, et ne s’est jamais longtemps éloigné de la mer. « Je ne suis pas angoissé par l’eau, elle m’apaise », confie-t-il.

Les étés de son enfance se déroulaient en famille sur les plages du Finistère, et le garçon aimait regarder à la télévision les documentaires de l’équipe Cousteau. Il s’est également nourri de la lecture de Tamata et l’Alliance, l’autobiographie du navigateur et écrivain Bernard Moitessier dont la devise est : « À nous seuls appartient le choix de guider notre destin au lieu de le subir. »

Un sentiment de liberté et d’harmonie

Formé en école de commerce, Gwenael Wasse a travaillé à l’ambassade de France des Fidji, un archipel de plus de 300 îles. Dans les eaux cristallines de l’océan Pacifique, il plonge le long des récifs coralliens et cultive sa fascination pour les paysages sous-marins.

L’apnée lui procure un sentiment de liberté, d’harmonie et beaucoup de plaisir « quand la détente est là ». Par la respiration profonde, il prépare chaque descente et dépasse l’appréhension.

« C’est une activité potentiellement très risquée de cesser de respirer pour s’immerger sous la pression de l’eau. Cela exige une bonne hygiène de vie, et d’observer constamment ses sensations », explique le plongeur aguerri qui dépasse les 30 mètres de profondeur.

Même au pic de la saison, quand les hausses se remplissent des miels de printemps et d’été, Gwenael s’organise pour sortir en Méditerranée plusieurs fois par mois, encadré par Hélène, Laurent ou Sylvain, des apnéistes professionnels. L’hiver, ce passionné s’entraîne en piscine avec le CAP, et parfois s’envole pour un stage d’apnée sous les tropiques.