« À l’échelle européenne, le prix du lait versé aux producteurs est généralement orienté à la baisse entre février et juin. En 2021, la tendance s’est inversée. L’absence de creux saisonnier s’explique notamment par la hausse marquée et persistante du prix des commodités laitières industrielles amorcée fin 2020. Une évolution tout aussi inhabituelle pour une période entourant le pic de production du Vieux Continent au printemps.

Selon les pays, les formules de prix sont plus ou moins réactives face à ces fluctuations de marchés. La part du mix-produit annexée à la valorisation beurre poudre varie également. Sa place est particulièrement importante en Allemagne, en Irlande, au Danemark ou encore aux Pays-Bas.

En France, cette part est moindre et un décalage relativement important existe entre l’évolution des prix industriels et la répercussion effective sur le prix payé. Il a donc fallu attendre le mois d’avril pour voir le prix réel regagner du terrain dans l’Hexagone.

Quoi qu’il en soit, ce phénomène de “rattrapage“ propre à chaque État membre est sans doute le facteur principal justifiant l’évolution du prix du lait printanier européen.

Dans certains pays, comme la France et l’Allemagne, le démarrage timide de la collecte au début d’année a également pu contribuer à soutenir les prix. »