Agriculteurs à titre individuel ou en société, groupements pastoraux, associations d’éleveurs, associations foncières pastorales, commissions syndicales gestionnaires d’estives, collectivités territoriales, ou groupements d’employeurs peuvent, dans certaines conditions, prétendre aux aides à la protection des troupeaux ovins ou caprins. Une instruction technique publiée le 23 décembre 2025 détaille toutes les conditions. L’arrêté les définissant a été publié le 18 décembre dernier.

Cinq types de dépenses sont éligibles. Il s’agit :

  • Du gardiennage renforcé ou la surveillance renforcée des troupeaux effectuée par l’éleveur ou délégué ;
  • Des chiens de protection : entretien, acquisition, stérilisation, test de comportement ;
  • Des investissements matériels : parcs électrifiés fixes ou mobiles, systèmes d’électrification et appareils de contrôle (voltmètres) ainsi que systèmes antivol spécifiques au matériel d’électrification ;
  • Des analyses de vulnérabilité d’un élevage face au risque de prédation des troupeaux ;
  • De l’accompagnement technique : prestation de conseil destinée à aider à la mise en œuvre des moyens de protection des troupeaux ou à l’amélioration de leur efficacité.

Les aides s’accompagnent de conditions comme la tenue d’un carnet de pâturage.

Les cercles couvrent la quasi-totalité du territoire

La mise en place de chacune de ces cinq mesures de protection peut potentiellement s’accompagner d’une aide en fonction de la pression de la prédation dans la zone de pâturage définie par un numéro de cercle (de 0 à 3 pour les loups ou de 0 à 2 pour les ours). En cercles 0 et 1, par exemple, là où la pression est la plus forte, les cinq dépenses peuvent faire l’objet de ces aides. En cercle 2, le gardiennage n’est pas éligible, mais les quatre autres dépenses le sont. En cercle 3, seules la mesure concernant les chiens de protection et celle concernant l’accompagnement technique sont éligibles.

Le classement des communes est établi en fonction de la pression de prédation. À partir de 2026, toutes les communes du territoire national à l’exception des communes de la Corse-du-Sud (2A), de la Haute-Corse (2B), de Paris (75), des Hauts-de-Seine (92), de la Seine-Saint-Denis (93), du Val-de-Marne (94) et des communes des départements et territoires d’outre-mer sont classés en cercle 3.

Tous les montants et plafonds des aides sont précisés. L’appel à projets est ouvert du 1er janvier au 31 juillet 2026.