Le climat est explosif sur le plateau de Millevaches à cause de la prédation. À la fin du mois d’octobre 2025, la Coordination rurale de la Corrèze a adressé un courrier aux maires des communes du plateau de Millevaches pour qu’ils se retirent du Parc naturel régional de Millevaches (PNR) au motif que ce dernier « défend la présence du loup au détriment de l’élevage et des éleveurs qui font vivre le territoire », indique l’organisation syndicale.
Alexandre Clare, président de la Coordination rurale de la Corrèze, souligne le mal-être des éleveurs qui doivent chaque jour faire face à de nouvelles attaques mais aussi à la pression de très nombreux « chasseur d’images » qui installent des caméras sur leur terrain privé en quête d’un cliché exceptionnel de l’animal. Pour le syndicat, « le loup n’a pas sa place dans nos zones d’élevage ».
Des allégations jugées mensongères
Dans son communiqué du 5 novembre 2025, le Parc naturel régional de Millevaches rétorque qu’il est « en rien responsable de la présence du loup sur le territoire ». Il demande à la Coordination rurale de la Corrèze de « justifier ses allégations mensongères ». « Aucune décision du PNR, pas plus qu’une quelconque déclaration, ne défend la présence du loup sur le territoire, ajoute-t-il dans son communiqué. Nos actions s’inscrivent dans l’application du droit français et européen, y compris par le soutien aux tirs de défense soumis à autorisation préfectorale. » Le PNR soutient également qu’il effectue de nombreuses actions en soutien de l’agriculture.