«Lorsque vous regardez un enfant, un ami, un salarié…, vous vous dites parfois qu’ils sont vraiment doués pour ce qu’ils font, ou qu’ils ont une qualité particulière. Vous aussi, quand vous étiez jeune, vous vous êtes sans doute spontanément senti très à l’aise dans une activité, un domaine où vous ne voyiez pas le temps passer, où “faire” rimait avec “satisfaction”. Vous a-t-on déjà dit que vous étiez à l’écoute, que vous aviez de l’humour, le sens de l’organisation ou du leadership ? Il s’agit de véritables talents, de domaines où vous êtes naturellement bon, presque tout le temps. Pour vous, c’est facile. Vous êtes dans votre élément, c’est une source d’épanouissement.

Notre éducation ne mise pas assez sur les talents. Or, vivre de ses facultés innées, utiliser et valoriser celles des autres est possible et souhaitable. Cela permet de rentrer dans un véritable cercle vertueux, amenant à l’excellence et au plaisir.

Si vous avez des enfants, listez leurs prédispositions et encouragez-les. Il serait dommage de mettre de côté leurs aptitudes, alors qu’elles sont facilement mobilisables, sources de motivation et de progrès.

Si vous avez des salariés, répartissez les tâches selon les domaines dans lesquels ils sont le plus à l’aise. Cela ne peut qu’influer positivement sur l’ambiance au travail et contribuer à la performance globale de l’entreprise.

Identifier les talents, c’est bien. Les cultiver, voilà tout l’enjeu. Même les génies reconnaissent que, sans travail, on n’arrive pas à grand-chose ! Un coach vous dirait : “Puisque vous êtes très bon et que vous aimez ce domaine, développez-le davantage. Vous deviendrez encore meilleur, c’est ce qui fera la différence.”

Concentrez votre énergie à enrichir vos qualités plutôt qu’à corriger vos points faibles. Pour ces derniers, identifiez un niveau acceptable à atteindre et améliorez-les pour “assurer que ça passe”, mais ne gaspillez pas de temps à viser la perfection. C’est grâce à cette technique que des sportifs deviennent imbattables sur certains gestes, et donc des champions. »

Propos recueillis par Florence Jacquemoud