Le système indiciel d'évaluation des pertes en prairie n'est pas fiable, dénoncent les quatre fédérations d'éleveurs — la Fédération nationale bovine, la Fédération nationale des producteurs de lait, la Fédération nationale ovine et la Fédération nationale des éleveurs de chèvres. "La sécheresse de cet été a largement démontré la relative fiabilité des systèmes indiciels utilisés par les assureurs pour évaluer les pertes de prairies, mais le gouvernement ne prend aucune décision visant à compenser cette faiblesse technique", accusent-elles dans un communiqué du 5 décembre 2022.

Moins d'un mois avant l'entrée en vigueur de la réforme des outils de gestion des risques climatiques, les quatre fédérations d'éleveurs reformulent une demande qu'ils avaient déjà énoncée en septembre dernier.

Une contre-expertise de terrain

Les syndicats demandent à "pouvoir recourir à une "expertise de terrain" menée de façon individuelle ou collective qui pourrait être validée par un comité départemental d’expertise dans le cadre de la procédure de contestation de l’évaluation indicielle prévue par la loi" et que l'État s'engage en parallèle à un "travail technique" "visant à renforcer la fiabilité des outils indiciels".

Les associations d'éleveurs soulignent que "sans confiance des agriculteurs dans le dispositif assurantiel, c’est la réforme tout entière, présentée comme « historique », qui s’en trouverait inopérante !"