L’indice de production des prairies (IPP) mesure la production annuelle des prairies. Il est notamment calculé à partir d’images satellitaires.

Si cet indice est actuellement utilisé pour les contrats d’assurance prairie, son utilisation tend à se généraliser dans le cadre de la réforme de la gestion des risques. Une perspective qui inquiète les éleveurs.

Un outil à améliorer

Ces derniers ont exprimé leur scepticisme face à la fiabilité de l’outil satellitaire. « Ces cartographies ne représentant pas la réalité," alertent, dans un communiqué commun du 27 septembre 2022,  les associations d'éleveurs, Fédération nationale bovine, Fédération nationale des éleveurs de chèvres, Fédération nationale ovine et Fédération nationale des producteurs de lait. "Certes, il y a sans doute des explications… qui feront l’objet de discussions et d’améliorations, mais quand ? », poursuivent-ils.

- Carte Airbus partagée par la FNB. Les parties en vert représentent les zones où la production d'herbe est excédentaire, au 31 août 2022, par rapport à la moyenne olympique des cinq dernières années.

Les éleveurs demandent de revoir l’efficacité et la fiabilité des outils, en attendant les expertises terrain devront, selon eux, faire foi.

Des expertises terrain nécessaires

Une volonté qu’a également exprimé la FNSEA auprès des parlementaires, le 22 septembre 2022.

En effet, la loi relative à la réforme de la gestion des risques agricoles, prévoit que les évaluations de pertes de récolte puissent faire l’objet de demandes de réévaluation par les agriculteurs. Le syndicat majoritaire insiste pour que chaque éleveur, assuré ou non, puisse dès le 1er janvier 2023 – date d’entrée en vigueur de la réforme – bénéficier « d’un dispositif complémentaire d’expertises terrain simple et accessible ».

Une possibilité qui conditionne, selon la FNSEA, la réussite de la réforme auprès des éleveurs.