" Le risque de ruptures est omniprésent". Les tensions se multiplient sur plusieurs produits : pommes de terre, riz, légumes de plein champ, lait, produits laitiers, beurre, œufs, viandes", alerte la FNSEA dans un communiqué du 27 octobre. Il fait suite au dernier comité de suivi des relations commerciales organisé par le ministre de l'Agriculture.

" En aucun cas, la réponse ne doit être une augmentation des volumes d'importation, comme nous le constatons depuis plusieurs semaines sur les viandes de volailles, de porc et de viande bovine", poursuit le syndicat.  

Application stricte d'Egalim

La FNSEA demande une application "stricte" de la loi Egalim avec une prise en compte des indicateurs de coût de production dans les contrats, une meilleure prise en compte des coûts industriels et "la fin de la facturation de pénalités logistiques abusives encore pratiquées par certains distributeurs".

Le syndicat salue l'action du médiateur "qui donne lieu à des résultats probants",mais demande des sanctions "pour les opérateurs qui n'entendent pas appliquer les recommandations du médiateur" et appelle à la "pérennisation législative du relèvement du seuil de revente à perte (SRP) et de l'encadrement des promotions".

" Sans hausses des prix pour répercuter la hausse de toutes les charges des producteurs, la rupture de la chaîne alimentaire est inéluctable ! ", s'inquiète le syndicat.