L’appel à une revalorisation du prix des fruits à cidre avait déjà été lancé début août. Deux mois plus tard, la Fédération nationale des producteurs de fruits à cidre réitère sa demande dans un communiqué de presse de ce 10 octobre 2022. Face à la hausse des coûts des matières premières « qui s’additionnent sans cesse depuis plusieurs mois », les cidriers mettent en garde contre la pérennité de la filière.

L’avenir des pommes à cidre est remis en question

La campagne de récolte des pommes à cidre qui a démarré à la fin de l’été se terminera en décembre. C’est à cette date que le revenu annuel des producteurs sera versé. « C’est donc maintenant et sans attendre qu’il faut statuer sur la revalorisation du prix de la pomme à cidre. Et il y a urgence afin d’intégrer toutes les hausses de coûts des matières premières », alerte la FNPFC. Sans quoi, cela « reviendrait simplement à mettre en question son avenir. »

Plus encore, face à la hausse durable des prix des productions agricoles, la filière s’interroge sur l’envie même de continuer à cultiver des pommes à cidre. « ? Travailler 25 heures dans 1 ha de verger de pomme à cidre pour récolter 25 T/Ha à 130 euros/T ; ou travailler 5 heures dans 1 ha de blé pour récolter 70 quintaux à 300 € /t ? ; le calcul est vite fait. »

Le prix de la pomme à cidre ne bouge pas

Par cet appel à une hausse des prix, les producteurs demandent que leur travail soit reconnu :  « Ne pas rémunérer correctement [la pomme, matière première du cidre et de ses dérivés], c’est prendre le risque de perte de qualité, de limitation des soins apportés, de moins de respect de l’environnement. » Car la revalorisation permet d’absorber au maximum les hausses des prix des intrants, de pérenniser le verger en restant une culture attractive et de rémunérer la qualité de la pomme à cidre à son juste prix, rappelle encore la FNPFC.

D’autant plus que, poursuit-elle, le prix contractuel de la pomme à cidre fixé via les coopératives et des contrats de gré à gré, « n’a pas bougé depuis des années ».