Alors qu’un label pourrait émerger au niveau européen sur le bien-être animal et que les normes évoluent chaque année, il est primordial de ne pas prendre de retard sur cette question. La pression sociétale est forte et l’apparition d’un étiquetage dédié pourrait fortement orienter la demande vers des produits issus d’élevages qui prennent cette question à bras-le-corps. Il en va aussi des performances zootechniques et donc économiques des exploitations.

Alors que la pression est montante en faveur d’un accès obligatoire à l’extérieur pour les animaux d’élevage, la question du bien-être dans les bâtiments ne doit pas être mise de côté. Elle concerne autant les systèmes pâturant qu’en stabulation permanente. Les solutions sont nombreuses pour améliorer les conditions d’élevage. Les tapis antidérapants utilisés par Philippe Le Mestre et Florence Kerneis ont ainsi considérablement réduit les blessures et le stress pour les animaux comme pour les éleveurs. De la brosse autoconstruite aux techniques systèmes d’intelligence artificielle en passant par les matelas, les équipements sont divers et variés. Les niveaux technologiques et les montants d’investissement varient très fortement selon les technologies utilisées. Les points d’amélioration possibles sont nombreux et le progrès technologique permet d’identifier et de répondre à de nouveaux problèmes.

Au-delà des aspects éthiques, sociétaux et économiques, il en va aussi du bien-être de l’éleveur. L’épanouissement professionnel est souvent plus important au milieu d’animaux en bonne forme et les conditions de travail sont améliorées par ces différentes technologies.

Gildas Baron