En 2020, 53 255 exploitations françaises étaient engagées en agriculture biologique, sur 2,55 millions d’hectares, d’après le dernier rapport publié par l’Agence Bio. En cinq ans, le secteur a presque doublé. Les céréales enregistrent un fort développement, avec une hausse de 24 % des surfaces certifiées entre 2019 et 2020. Celles-ci devraient encore progresser. À travers le plan Ambition Bio, le gouvernement français a pour objectif de consacrer 15 % de sa sole agricole à ce mode de production à l’horizon 2022, et l’Union européenne espère atteindre 25 % d’ici 2030.

Le besoin des agriculteurs en semences biologiques adaptées et en quantité va, lui aussi, croissant. Tolérance aux maladies ou compétition vis-à-vis des adventices, les variétés doivent répondre à des critères spécifiques. La recherche progresse dans ce domaine.

Les inscriptions au catalogue officiel français de variétés sélectionnées avec la mention « agriculture biologique » se sont accélérées ces dernières années. Si la réglementation européenne impose le recours aux semences biologiques, des dérogations pour utiliser des semences conventionnelles non traitées sont accordées lorsque la disponibilité ne couvre pas la demande. L’offre étant considérée suffisante pour la plupart des céréales, celles-ci ont été progressivement sorties de ce système dérogatoire. La multiplication des semences reste cependant confrontée à des contraintes particulières.

Par Justine Papin