En Ukraine, où le semencier français Vilmorin emploie 110 salariés, les équipes « mettent tout en œuvre pour assurer une continuité des activités », rapporte le groupe dans un communiqué le mercredi 4 mai 2022.

 

Mais la situation sur place — bombardements, problèmes logistiques — limite les opérations. « De ce fait, les surfaces agricoles sont en réduction, notamment en maïs et tournesol, selon une ampleur qu’il est encore difficile à évaluer et qui ne sera certainement pas compensée dans le reste de l’Europe », indique le groupe.

 

En Russie, où il a une petite centaine de salariés, le groupe rappelle qu’il a maintenu la campagne en cours, « considérant de sa responsabilité, en tant que quatrième semencier mondial, de ne pas compromettre outre mesure la production alimentaire mondiale ».

 

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Report des surfaces vers la production céréalière

Ainsi, sur fond de guerre en Ukraine, « l’envolée des prix des matières premières agricoles et de la demande associée entraîne, dans certaines géographies, un report partiel des surfaces de cultures de plein champ vers les productions céréalières », souligne notamment le groupe.

Vilmorin & Cie confirme son objectif de taux de marge opérationnelle courante, ajusté à la fin de décembre, à 7,5 %.

 

En outre, le groupe attend désormais un chiffre d’affaires consolidé « d’environ 5 % à données comparables (contre au moins 4 % précédemment) », avec une croissance « proche de 2 % pour la branche des semences potagères » (contre « proche de 3 % » précédemment) et « entre 7 et 8 % » pour celle des semences de grandes cultures (contre « au moins 6 % » précédemment).

Chiffre d’affaires porté par les grandes cultures

Pour le troisième trimestre (de janvier à mars) de son exercice 2021-2022, le chiffre d’affaires se monte à 591,2 millions d’euros, en hausse de 2 % sur un an, porté par la hausse des ventes de semences de grandes cultures (+7,1 % sur un an, à 361,6 millions).

 

Sur les neuf premiers mois de l’exercice, il atteint 1,158 milliard d’euros, en hausse de 4,8 % par rapport à un an plus tôt. À l’inverse, Vilmorin & Cie a enregistré « un net ralentissement » (−4 % sur un an à 203,7 millions) de l’activité en semences potagères, « notamment sur le mois de mars ».