Bérangère Abba et Julien Denormandie, respectivement secrétaire d’État chargée de la Biodiversité et ministre de l’Agriculture, ont clôturé les Assises de la forêt et du bois le 16 mars 2022. Les 480 participants réunis en différents groupes de travail ont permis « des avancées concrètes pour la pérennité de nos forêts et le développement de notre filière bois-forêt et bois-construction », se félicitent-ils.

 

Ces avancées s’articulent autour de quatre « piliers », présentés dans un dossier de presse :

  • Relever le défi de la connaissance pour dresser un état détaillé de la forêt, suivre et anticiper ses évolutions, et accompagner les propriétaires forestiers dans leurs choix face au changement climatique ;
  • Poursuivre et pérenniser les financements réservés au renouvellement de forêts plus résilientes et riches de biodiversité ;
  • Investir massivement pour assurer l’innovation et la compétitivité de la filière industrielle du bois ;
  • Expérimenter des nouvelles formes de dialogue national et territorial pour la conduite des politiques forestières et pérenniser la dynamique des Assises.

 

Plusieurs mesures s’inscrivant dans ces grands axes concernent directement les propriétaires forestiers privés.

Encourager des projets favorisant la captation de carbone

« Le Label bas carbone déployé par le ministère de la Transition écologique depuis 2018, jouit d’une belle dynamique dans le domaine forestier », indique le gouvernement. Ce dernier projette de lui faire prendre plus de place chez les propriétaires forestiers, « avec un doublement des réductions d’émissions générées d’ici à la fin de 2022 (soit 600 000 tonnes d’équivalent CO2) et un quadruplement d’ici à la fin de 2023. »

Améliorer le dialogue entre chasseurs et forestiers

De ces assises a également découlé un comité technique national de l’équilibre forêt-gibier, dont la date d’installation n’a pas été précisée. Il « appuiera la mise en œuvre d’actions concrètes », sous la coordination des préfets, dans les territoires où les populations de gibier resteront trop importantes et dont la responsabilité des grands animaux dans le déséquilibre forêt-gibier est démontrée.

Jusqu’à 1,4 milliard d’euros pour le renouvellement forestier

Entre 2021 et 2030, entre 1,1 et 1,4 milliard d’euros seront consacrés au renouvellement forestier, en particulier via les plans de relance et France 2030. La contractualisation entre les maillons de la filière « avec des critères environnementaux renforcés, [notamment] sur la diversification des essences » est mise sur la table.

Relocaliser la transformation des grumes

Face à « l’importation massive de produits transformés à partir du bois, parfois même de bois français », le gouvernement souhaite renforcer les circuits courts, « en augmentant la part de produits issus de nos massifs forestiers et transformés sur le territoire national ».

 

Cette problématique, très présente dans la filière du chêne, avait donné lieu à la signature d’un accord par l’ensemble des acteurs de la filière, le 17 février 2022, visant à favoriser la vente de grumes en Europe.

 

Pour ce faire, « le gouvernement engage des moyens inédits pour soutenir les investissements de capacité et de compétitivité de l’industrie du bois. 400 millions d’euros seront déployés dès mars, a-t-il annoncé.