Au début de l'été, la production de tomates françaises pour le marché du frais était plutôt prévue en hausse. En réalité, à l'heure du bilan de la sortie de l'été fin août, elle est en baisse de 3 % par rapport à la campagne de 2021, selon les estimations régionales compilées par Agreste, le service statistique du ministère de l'Agriculture.

Les surfaces 2022 ont été légèrement revues à la baisse par rapport à l'estimation de juillet. A 2795 hectares, elles restent toutefois supérieures de 2 % par rapport à 2021 et de 4 % à la moyenne de 2017 à 2021. Ce sont surtout les surfaces de serres qui augmentent (2135 hectares ; +5% sur un an) alors que les surfaces de plein air reculent de 9 % (660 hectares). Cet accroissement est particulièrement sensible (+ 26 %) dans le Centre-Ouest (Centre, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).

Production en baisse

Et pourtant, la production reculerait de 3 % sur un an, tout en restant proche de la moyenne quinquennale, à 536 000 tonnes.

Pour les surfaces de plein air, dont la production baisse le plus (7 %), c'est surtout la sécheresse qui et les pics de chaleur qui ont affecté la maturation des fruits dans les régions Paca et Aquitaine. Au contraire, dans le Centre-Ouest, l'ensoleillement a favorisé les rendements.

Pour les surfaces sous serres, la baisse de 2 % de la production s'explique par le prix de l'énergie qui freine le recours au chauffage en début de campagne (mars-avril).

Après une période de fermeté jusqu'en juillet, les prix fléchissent en août, passant en dessous des niveaux de l'année dernière, sous l'effet d'une demande insuffisante par rapport à une offre de qualité hétérogène. D'ailleurs, en août, la tomate a été déclarée en crise conjoncturelle, en particulier pour les petits fruits.