Le constat est sans appel pour la récolte du maïs en France en 2022 : dans un communiqué publié le 6 septembre 2022, l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM) estime la production de maïs grain inférieure à 11 millions de tonnes et des rendements du maïs fourrage localement inférieurs à 10 tonnes de matière sèche à l’hectare.

 

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« Les productions ont été durement impactées par le climat de l’été, démontrant la nécessité absolue de mieux protéger les producteurs des risques climatiques, souligne l’AGPM. Malgré tout, la plante maïs exprimera son potentiel dans de nombreuses situations, grâce à la sélection variétale, démontrant une fois de plus la nécessité de débloquer l’accès à l’innovation. »

L’accès à l’eau, « la première des assurances récolte »

L’AGPM souhaite que d’autres mesures soient déployées pour permettre à la filière de rebondir. C’est le cas de la réforme sur l’assurance récolte : « seul l’application du Règlement européen de 2017 dit “Omnibus” intégrant le subventionnement à 70 % des cotisations d’assurance et une franchise de 20 % minimum de pertes par rapport au rendement historique assuré permettra d’y parvenir », affirme-t-elle.

 

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Autre sujet primordial pour les maïsiculteurs : l’accès à l’eau. Après le temps de la concertation dans le cadre du Varenne de l’eau, « il y a urgence à faire place à l’action ». L’accélération des projets de territoires, la sécurisation juridique des OUGC (organisme unique de gestion collective), la condamnation des actes destructeurs, la réutilisation des eaux usées… sont autant de mesures nécessaires selon l’AGPM, pour combler le retard de la France vis-à-vis d’autres États membres de l’Union européenne.

 

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