Le niveau des abattages d'ovins était encore en perte de vitesse en 2025. « Sur 10 mois, la baisse est de 4 % d’une année sur l’autre en volume », calcule Cassandre Matras, de l’Institut de l’élevage. Le recul est de 7 % en nombre de têtes car les poids de carcasses sont en forte augmentation.

Des agneaux plus lourds

Les agneaux sont abattus à 19 kg en moyenne, soit 0,5 kg de plus que l’année précédente. « Les commandes des abattoirs, en lien avec la consommation baissière, sont mesurées, ce qui pourrait expliquer que les agneaux restent plus longtemps en ferme », avance l’experte.

Les importations à destination de la France seraient également en perte de vitesse de 2 à 3 %. Les envois en provenance de Nouvelle-Zélande, d’Espagne et d’Irlande ont baissé. Seul le Royaume-Uni aurait renforcé ses expéditions.

Un nouveau record de prix

L’année 2025 a été marquée par un nouveau record du cours de l’agneau à l’occasion de Pâques, à 11,04 €/kg de carcasse. Par la suite, la cotation s’est effritée, s’affichant en dessous de celle de 2024. Elle s’est toutefois redressée en novembre en gagnant 0,65 €/kg de carcasse en un mois.