La vente en viager concerne tous les biens immobiliers : maison, terre, vignes, bois, etc. Dans une vente « classique », le vendeur perçoit immédiatement et en une fois le prix de son bien. Alors que dans une vente en viager, le vendeur sera payé par le versement d’une rente, mensuelle en général, jusqu’à la fin de sa vie. L’acheteur ne sera plein propriétaire qu’au décès du vendeur.

Solvabilité de l’acheteur

Le bien peut être vendu libre ou occupé. Ainsi, vendre sa maison d’habitation en viager occupé permet de rester chez soi tout en percevant une rente.

L’acte de vente se signe devant notaire. Ce dernier calculera le montant de la rente d’après la valeur du bien, l’espérance de vie du vendeur, des conditions (viager libre ou occupé) et d’éventuelles clauses assorties (réversion du viager au conjoint, indexation de la rente, prise en charge des travaux ou des taxes foncières, etc.). Le vendeur peut demander le versement d’un « bouquet » à la signature du contrat de vente (souvent de 30 % de la valeur totale du bien), qui viendra en déduction de la rente.

Attention, « il faut s’assurer de la solvabilité de l’acheteur et prévoir des garanties juridiques pour garantir le paiement des rentes », recommande maître Arnaud Taran, notaire à Auch.

L’intérêt pour le vendeur est de s’assurer d’un complément de revenu pour toute sa vie. Mais s’il décède rapidement, il n’aura perçu qu’une faible partie du prix de son bien. À l’inverse, s’il vit très vieux, la somme des rentes perçues pourra dépasser le prix initial du bien. C’est donc un pari, pour le vendeur comme pour l’acheteur.

À noter que la rente est partiellement soumise à l’impôt sur le revenu. La part imposable dépend de l’âge du vendeur au jour de la vente : s’il a entre 60 et 69 ans, 40 % de la rente sera imposable, et 30 % s’il a plus de 70 ans. S.B.