Pour son édition 2021, le Space offre un petit voyage dans le temps. Plus précisément un bond de dix ans en arrière sur les salons allemands comme Agritechnica et Eurotier, qui mettaient alors en avant tous les matériels destinés à la méthanisation, et en particulier à l’ensilage de maïs.

Dix ans après, et malgré une volonté affichée de ne pas reproduire le modèle allemand trop dépendant du maïs, la filière méthanisation française est en plein essor et avec elle la demande pour des matériels adaptés à des chantiers d’ensilage grand format.

Fond poussant ou tirant en vedette

Dans les allées du Space, difficile de ne pas être interpellé par ces remorques au format XL capables de vidanger à plat. À fond mouvant, tirant ou poussant, elles ont colonisé les stands des spécialistes du transport, au point d’en faire oublier l’absence de Fliegl, le pionnier de la technique.

Le constructeur breton Le Normand lance Gwer, une remorque à fond poussant de 29 ou 32 tonnes de capacité. De son côté, Lair expose un monstre de 52 m3, également à fond poussant. Pas de remorque à fond poussant sur le stand de Tatoma mais une affiche qui annonce l’arrivée prochaine d’une nouvelle gamme, attendue sur le Sommet de l’élevage.

Chez Krone, la GX de 44 ou 52 m3 à fond tirant, lancée la semaine dernière à Innov-Agri n’est pas présente sur le stand, mais cela n’empêche pas les agriculteurs méthaniseurs de venir prendre les renseignements.

Des lames perfectionnées

La lame spécifique pour confectionner les tas d’ensilage est populaire en Allemagne et en Amérique du Nord, mais c’est un marché encore jeune en France, où une simple lame bull est généralement utilisée, quand ce n’est pas un godet ou une benne multiservices.

Pourtant, la méthanisation est passée par là et les lames d’ensilage fleurissent sur tous les stands des fabricants spécialisés dans les équipements frontaux. De la lame renforcée à la griffe à fond poussant, toutes les solutions sont disponibles. Les volets orientables font leur apparition chez plusieurs constructeurs, dont Desvoys.

Corinne Le Gall