Dans le cadre de l’application du « plan filière » issu des États-généraux de l’alimentation (Egalim), la section bovine d’Interbev s’est engagée à opérer une montée en gamme par le développement de l’offre en viandes de bœuf label rouge à hauteur de 40 % d’ici 2023. C’est dans ce contexte qu’elle avait décidé de rendre, par accord interprofessionnel le 22 mai 2019, la contractualisation obligatoire pour toute transaction commerciale de la filière label rouge « gros bovins de boucherie ».

Une belle avancée

Cet accord, étendu ce jour par les pouvoirs publics, fait désormais l’objet d’une réglementation. « La contractualisation obligatoire implique un engagement de tous les maillons de la filière, de l’éleveur de bovins labellisés au distributeur de viandes de bœuf label rouge », explique Interbev dans un communiqué de presse ce 20 décembre.

« En parfaite cohérence avec la loi issue des États-généraux de l’alimentation, le « vendeur » devra proposer à son « acheteur » un contrat comportant, notamment, l’indicateur de coûts de production interprofessionnel, ainsi qu’un engagement ferme portant sur les volumes prévisionnels. Ces volumes seront obligatoirement exprimés en têtes d’animaux ou carcasses entières », explique la FNB dans son communiqué de presse le même jour.

Des actions complémentaires

En plus de la contractualisation qui doit à la fois sécuriser les relations commerciales entre parties prenantes et favoriser une juste rémunération de chaque acteur de la filière (dont les éleveurs), Interbev bovins travaille sur d’autres leviers pour renforcer le label rouge.

Il est question de la rénovation du cahier des charges label rouge pour la viande bovine et de la mise en place d’un vaste plan de communication et de soutien des magasins engagés dans la démarche.

Lucie Pouchard

Votre analyse du marché - Bovins de Boucherie

Moins de besoins dans les grandes surfaces

L’activité commerciale est plus calme dans le secteur de l’aval. Sur cette seconde moitié de juin, les ventes affichent un repli en grandes et moyennes surfaces. Un report se renforce sur la restauration hors foyer et vient compenser le recul de commandes à destination des magasins. Du côté des marchés, le commerce reste marqué par une offre modeste, même si les orages de ce week-end ont stoppé le ramassage de l’herbe dans de nombreuses régions.