Lever les blocages sociologiques

Il est fini le temps où les exploitations agricoles se transmettaient dans la famille ou dans le cercle proche. Pour relever le défi du renouvellement des générations, le monde agricole devra compter avec des porteurs de projets « non issus du milieu agricole », les Nima.

Bonne nouvelle, le métier attire : les Points accueil installation-transmission (PAIT) des chambres d’agriculture reçoivent plus de 20 000 porteurs de projets chaque année. Malheureusement, il y a une inadéquation entre l’offre des cédants et les attentes des repreneurs, constate Philippe Lescoat, professeur à AgroParisTech, qui enjoint les premiers à « s’ouvrir aux nouveaux profils » et les seconds à « accepter de se confronter, d’échanger et d’apprendre ».

S’ouvrir aux capitaux extérieurs

L’évaluation de l’exploitation à sa valeur économique, et non plus patrimoniale, est devenue une exigence des repreneurs. Pour autant, les montants des reprises restent élevés, et souvent inabordables pour les candidats. Une solution serait d’accepter que des investisseurs extérieurs prennent des parts de capital, propose Philippe Lescoat.

Une autre piste serait le salariat, « première marche pour prendre pied en agriculture », avant d’imaginer une association ou un rachat progressif. Dans tous les cas, la transmission se prépare.

Un guide pratique à destination de tous les cédants

Pour préparer au mieux la cession de votre exploitation, retrouvez des analyses d’experts, des conseils pratiques et des cas chiffrés dans un hors-série de 92 pages de La France Agricole.

Sophie Bergot