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Les défaillances d’exploitations restent contenues en 2021

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Redressement, liquidation - Les défaillances d’exploitations restent contenues en 2021
En 2021, 381 exploitations de cultures et 518 élevages ont déposé une procédure pour défaillance auprès du tribunal judiciaire. © Cédric Faimali/GFA

Les entreprises agricoles ont plutôt bien résisté aux deux années de crise sanitaire, relève une étude d’Altares. Avec 900 défaillances d’exploitations en 2021, c’est un peu plus qu’en 2020, mais moins que les trois années précédentes. Retrouvez le nombre de procédures par région pour les exploitations de cultures et d’élevage.

En 2021, le nombre d’ouverture de procédures de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire auprès d’un tribunal judiciaire s’élève à 381 en grandes cultures (+2 % sur l’année) et 518 en élevage (+13,6 %). Soit au total 899 défaillances d’entreprises agricoles en 2021, contre 829 en 2020, révèle l’étude d’Altares publiée le 18 janvier 2022.

Si les défaillances ont augmenté au global de 8 % en 2021 par rapport à 2020, elles restent inférieures au niveau d’avant la crise sanitaire du Covid, quand le secteur agricole enregistrait 1 151 faillites en 2019, 1 400 en 2018 ou encore 1 300 en 2017.

En 2021, comme les années précédentes, les procédures de sauvegarde restent une minorité (30 sur 899), par rapport aux ouvertures en redressement (449) et en liquidation (420).

© GFA

> À lire aussi : Redressement, liquidation : les défaillances d’exploitations reculent de 30 % en 2020 (21/01/2021)

Les entreprises résistent encore à la crise sanitaire

Tous secteurs économiques confondus, les entreprises françaises ont résisté, cette année encore, à la crise sanitaire, et les défaillances sont au plus bas depuis 35 ans. Avec 28 371 procédures enregistrées, c’est 12 % de moins qu’en 2020 (32 200 défaillances), et moitié moins qu’en 2019 (52 000). Ce qui témoigne de l’efficacité des aides de l’État tout au long de l’année (Fonds de solidarité, prêt garanti par l’État, exonération ou report de cotisations et activité partielle) et de la reprise économique, constate le cabinet Altares.

Tout n’est pas joué pour autant, tempère le cabinet d’étude : pour cette année 2022, « le débranchement progressif des aides, les difficultés d’approvisionnement en matières premières et l’envolée des prix fragilisent les trésoreries des entreprises ».

Sophie Bergot
Définitions

La procédure de sauvegarde s’adresse aux entreprises rencontrant des difficultés financières, mais qui ne sont pas encore en cessation de paiement, pour leur permettre de se réorganiser et d’apurer leurs dettes.

Une entreprise est dite en cessation de paiement (aussi appelé en dépôt de bilan), lorsque l’actif disponible ne permet plus de régler ses dettes. Elle peut alors déclencher auprès du tribunal une procédure de redressement (pour tenter de poursuivre l’activité) ou de liquidation (s’il n’y a plus d’espoir de rétablissement).

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