Le programme des conservateurs allemands se dit de « stabilité et de renouveau ». Le texte de 139 pages a été présenté le 21 juin 2021 par Armin Laschet, le candidat à la succession d’Angela Merkel à la chancellerie. Il servira notamment de base de négociation pour forger une éventuelle coalition à l’issue des élections du 26 septembre. Les conservateurs de l’union CDU-CSU sont les favoris de ce scrutin devant les Verts au vu des sondages.

Des fermes neutres en émissions

Les conservateurs veulent notamment mettre un frein à l’agriculture « industrielle ». « Nous voulons libérer l’agriculture de la roue de hamster des augmentations permanentes d’efficacité et de l’agriculture dans des conditions industrielles », écrit l’union conservatrice dans son programme.

Armin Laschet et son équipe veulent ainsi développer des fermes et étables neutres en termes d’émissions. Ils demandent aussi de revoir la législation européenne sur la protection des loups, de retour en Allemagne, pour protéger le bétail de pâturage.

Changement de cap avec la Chine

Les conservateurs veulent aussi contrer le Chine. Pourtant Angela Merkel s’est rendue à de multiples reprises en Chine, pour y trouver des débouchés aux exportations allemandes, et a poussé à la fin de 2020 pour la signature d’un accord d’investissements dans l’Union européenne et la Chine, depuis suspendu. Mais la tonalité est en train de changer en Allemagne.

« Le plus grand défi de politique étrangère et de sécurité aujourd’hui est posé par la République populaire de Chine », assènent ainsi les conservateurs, décrivant Pékin comme « un concurrent, un partenaire de coopération, mais aussi un rival systémique ».

L’Allemagne devra ainsi « contrer la volonté de puissance de la Chine en étroite coopération » avec les États-Unis. Une des priorités sera ainsi de préserver la « propriété intellectuelle ».

Le ton est dur également vis-à-vis de la Russie, qui « défie nos valeurs » et a violé le droit international en annexant la Crimée.

Dans leur programme les conservateurs renoncent aussi à augmenter les impôts. Ils veulent également développer l’électromobilité, l’hydrogène et les carburants de synthèse dans les transports routiers.

Avec l’AFP