« Tout se passe bien », a déclaré Thierry Blandinières, le directeur général d’InVivo lors d’une visioconférence ce mercredi 28 avril 2021 sur les résultats financiers de 2019-2020 de son groupement. « Nous sommes très confiants », a-t-il dit, en soulignant que le rachat du groupe Soufflet allait « transformer les deux groupes » et créer « un nouvel ensemble ».

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Devenir le deuxième groupe coopératif européen

Soufflet est l’un des premiers malteurs mondiaux et l’un des principaux meuniers-boulangers français. Si elle se concrétise, l’opération fera d’InVivo un champion européen, le deuxième groupe coopératif agricole sur le continent, avec environ 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, derrière le munichois BayWa AG.

InVivo, qui a repoussé sa clôture comptable au 30 septembre (au lieu du 30 juin), a réalisé un chiffre d’affaires sur 15 mois de 5,1 milliards d’euros, « stable par rapport à l’an passé ». En dépit de la crise du Covid-19, le groupe a « préservé la dynamique de croissance » de son excédent brut d’exploitation (Ebitda), fait-il valoir.

1,1 milliard d’euros de fonds propres

Après un retour aux coopératives sous forme de ristournes et prestations de services pour plus de 101 millions d’euros, l’Ebitda du groupe s’élève à 72,1 millions d’euros au 30 septembre 2020. Soit une hausse de 30 % par rapport au 30 septembre 2019 (hors périmètre Neovia, le fabricant d’alimentation animale cédé à ADM).

InVivo souligne qu’il dispose également « d’une solide structure financière » avec des fonds propres de 1,1 milliard d’euros au 30 septembre 2020. Il a réduit sa dette, passée à 40,7 millions d’euros.

InVivo rassemble 192 coopératives représentant près de 300 000 agriculteurs. Il compte quatre pôles d’activités : agriculture, jardinerie et distribution alimentaire, viticulture et valorisation du vin et, enfin, commerce international de céréales.

AFP