« Sur les dix dernières années, la production européenne de viande de volailles a progressé 3 % par an, et devrait poursuivre à ce rythme dans les prochaines années », avance la Commission européenne, dans sa prospective de long terme publiée le 10 décembre 2019.

Cette croissance de l’offre devrait être marquée dans les pays entrés dans l’Union européenne après 2004, notamment à l’est du continent, où des investissements se poursuivent vers une production à bas coûts. En 2030, la production européenne de volailles devrait ainsi atteindre 16,5 millions de tonnes, soit une progression de 5 % par rapport à 2019.

Forte demande en Asie

À l’échelle internationale, la demande de viande de volailles à l’importation devrait fortement progresser dans les prochaines années, notamment de la part des pays touchés par la peste porcine africaine (Chine, Vietnam, Philippines, etc.), en raison d’une offre réduite de viande de porc, assortie de tarifs élevés. Les exportations européennes atteindraient ainsi 1,8 million de tonnes en 2030, en hausse de 7 % par rapport à 2019.

Après un ralentissement en raison de restrictions sanitaires vis-à-vis du Brésil, les importations communautaires de viandes de volaille ont repris en 2019. Elles devraient s’accroître et remplir le contingent tarifaire européen de près de 1 million de tonnes (chiffre en vigueur en 2019) en 2030. En raison de l’accroissement du prix des poitrines de poulet européennes, le contingent brésilien pourrait même être dépassé. À cette échéance, la consommation communautaire moyenne de viandes de volailles devrait atteindre 26,6 kg par habitant et par an.

V. Guyot