La crise de l’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) semble s’éloigner un peu plus. Dans un arrêté publié le 27 mai 2021 au Journal officiel, le niveau de risque vis-à-vis du virus, qui était jusqu’alors considéré comme « modéré », passe à « négligeable » sur l’ensemble du territoire métropolitain. Il abroge ainsi le précédent arrêté du 23 avril 2021.

« Urgence de mettre fin à la claustration »

Pour motiver sa décision, le ministère de l’Agriculture avance « l’urgence à mettre fin à la claustration des volailles notamment au regard de la nécessité de garantir des conditions de bien-être animal optimales aux volailles élevées habituellement en plein air au regard des conditions météorologiques saisonnières. »

Par conséquent, les mesures de sécurité sanitaire renforcées, parmi lesquelles figurait la claustration des oiseaux d’élevage, sont ainsi levées sur l’ensemble du territoire. « La quasi-totalité des zones de protection et des zones de surveillance mises en place pour lutter contre la diffusion du virus au plus fort de la crise ont également été levées. »

Repeuplement des élevages.

Dans le Sud-Ouest, « l’amélioration de la situation sanitaire avait déjà permis de lever les mesures de restriction aux mouvements et de réintroduire des galliformes (poules, poulets, pintades, cailles…) et, plus récemment, des palmipèdes dans une grande partie des communes, sous conditions sanitaires strictes de biosécurité », souligne le ministère.

Pour autant, la vigilance reste de mise. « Dans la faune sauvage, signe que le virus H5N8 circule encore, un nouveau cas a été confirmé dans la Meurthe-et-Moselle le 3 mai 2021 », indique la rue de Varenne. Depuis l’apparition du premier cas français, 492 foyers ont été dénombrés dans les élevages, dont 475 dans les départements du sud-ouest de la France. Vingt cas ont été détectés dans la faune sauvage, et un dans la faune captive.

Espoir de restrictions commerciales « plus adaptées »

Par ailleurs, selon le ministère, l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) « vient de réviser ses normes sur l’influenza aviaire faiblement pathogène (IAFP) ». Les virus de l’IAFP inoffensifs pour l’homme disparaissent ainsi de la liste des maladies notifiables, « même s’ils devront continuer à faire l’objet d’une surveillance sanitaire régulière ».

L’OIE a également « simplifié la définition des basses-cours ». « Ces modifications permettent donc d’espérer qu’un pays touché par l’influenza aviaire subira des restrictions commerciales plus adaptées à la réalité de sa situation sanitaire. »

Vincent Guyot