L’évolution favorable de la situation sanitaire vis-à-vis de l’influenza aviaire hautement pathogène permet au ministère de l’Agriculture de réduire la pression qui pèse sur les élevages. Dans un arrêté publié le 25 avril 2021 au Journal officiel, le niveau de risque en matière de grippe aviaire qui était considéré comme « élevé » depuis le 17 novembre 2020 passe à « modéré » sur l’ensemble du territoire métropolitain.

Aucun cas dans la faune sauvage depuis le 23 mars

Depuis l’apparition du premier foyer français, « 491 foyers ont été dénombrés dans les élevages ou basses-cours comportant des volailles », explique le ministère de l’Agriculture dans un communiqué publié le 25 avril 2021.

« Depuis le 9 avril, seuls 2 cas ont été recensés en Haute-Savoie et dans le Bas-Rhin, dans des basses-cours à proximité de zones humides. Aucun cas dans la faune sauvage n’a été recensé depuis le 23 mars dernier. »

Cet arrêté se traduit par une levée des mesures mises en place contre le virus H5N8, comme la claustration des volailles, sur le territoire métropolitain, à l’exception des « zones à risque particulier » (ZRP).

Dans ces ZRP, le ministère maintient « les mesures de biosécurité renforcées, dont la claustration des oiseaux. Ces communes où sont présentes des zones humides ne seront plus soumises à restriction dès que le niveau de risque sera ramené au niveau “négligeable” », explique le ministère.

Le repeuplement a commencé

« Dans le Sud-Ouest, l’amélioration de la situation sanitaire a par ailleurs permis de lever les mesures de restriction aux mouvements et de réintroduire des galliformes dans une grande partie des communes », ajoute le ministère.

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« Seules les zones de surveillance, de surveillance renforcée et de protection connaissent encore des restrictions. Les remises en place de palmipèdes débutent à leur tour dans les zones indemnes et se poursuivront progressivement jusqu’à la fin du mois de mai. »

Zone réglementée dans le Sud-Ouest à cause de l’influenza aviaire hautement pathogène. © Ministère de l’Agriculture

Éric Roussel