Le nombre de foyers du virus H5N1 de l’influenza aviaire hautement pathogène en élevage ne cesse de s’accroître en France. Le 14 janvier 2022, le ministère de l’Agriculture en dénombrait ainsi 165 contre 151 foyers la veille, 102 foyers le 11 janvier et 63 foyers le 7 janvier.

Le département des Landes concentre à lui seul 108 foyers de grippe aviaire, loin devant les Pyrénées-Atlantiques (28 foyers), le Gers (16 foyers), le Nord (8 foyers), la Vendée (2 foyers), les Hautes-Pyrénées (2 foyers) et le Lot-et-Garonne (un foyer).

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« Baisser les densités extrêmes »

Dans un communiqué publié le 13 janvier 2022, la Confédération paysanne et le Modef estiment que la claustration des volailles n’a « donc pas su nous éviter une quatrième crise en six ans. Encore une fois, des centaines de milliers voire des millions d’animaux infectés et sains seront abattus, pour tenter de stopper la propagation de l’épidémie. »

Pour les deux syndicats, dans le Sud-Ouest, le dépeuplement et l’interdiction de mise en place de canetons et de poussins « impactent déjà très lourdement les élevages de la zone ». Ils considèrent indispensable de « baisser les densités extrêmes de certains territoires en volailles mais aussi de plafonner le nombre d’animaux par élevage ».

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Vincent Guyot