« Les naissances allaitantes ont fortement reculé en 2021, à la suite de l’accélération de la décapitalisation du cheptel allaitant », constate l’Institut de l’élevage (Idele). D’après ses prévisions publiées le 20 janvier 2022, le disponible exportable de bovins maigres devrait représenter 12 000 têtes de moins par rapport à l’an dernier, soit une baisse de 1 %.

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Les clients italiens maintiennent leurs achats

« La demande transalpine restera bien présente dans un contexte de manque de disponibilités de bovins maigres sur le marché européen et d’un commerce dynamique pour la viande de jeunes bovins abattus en Italie », table les experts.

A contrario, les exportations en direction de l’Espagne continueront de se replier, « remplacées par une demande toujours croissante en veaux laitiers ».

Du côté des pays tiers, un rebond des envois vers l’Algérie est attendu, au moins au premier semestre, « si on en croit les décisions récentes de l’Administration de ce pays libéralisant les conditions d’importations », table l’Idele.

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Lucie Pouchard
Votre analyse du marché - Bovins maigres

Les mâles lourds sont recherchés

Sur les marchés, les volumes ne sont pas très abondants. Les broutards continuent de profiter à l’herbe pour exprimer pleinement leur potentiel. Les effets de la sécheresse qui menacent n’ont pas encore d’impact sur le commerce. Les éleveurs sont accaparés par les travaux de fenaison.