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Les entreprises agroalimentaires voient rouge face à la hausse des coûts

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Matières premières et emballages - Les entreprises agroalimentaires voient rouge face à la hausse des coûts
L’Adepale et la FEB lancent conjointement un cri d’alarme face à « l’explosion généralisée et inédite » de l’ensemble de leurs coûts de production. © CRAPON/GFAL’Adepale et la FEB lancent conjointement un cri d’alarme face à « l’explosion généralisée et inédite » de l’ensemble de leurs coûts de production. © CRAPON/GFA

L’Association des entreprises de produits alimentaires élaborés (Adepale) et la Fédération des entreprises de boulangerie-pâtisserie (FEB) lancent un « cri d’alarme » face à la flambée des matières premières agricoles et des emballages.

« Les 600 entreprises agroalimentaires françaises adhérentes de l’Adepale (Association des entreprises de produits alimentaires élaborés ) et de la FEB(Fédération des entreprises de boulangerie-pâtisserie ) sont confrontées depuis plusieurs mois à une explosion généralisée et inédite de l’ensemble de leurs coûts de production », alertent les deux fédérations dans un communiqué publié mercredi 21 avril 2021. Cette situation « historique d’une ampleur inédite » met à mal la rentabilité, voire la viabilité de certaines structures du secteur français de l’agroalimentaire.

Selon les deux fédérations, « tous les indicateurs sont au rouge ». Elles déplorent une « tension au niveau international » sur les matières premières agricoles transformées (farine, beurre, poudre de lait...) et une « augmentation généralisée de 10 à 20 % » des emballages, tous matériaux confondus (plastique, métaux, carton, bois...).

Risque de pénurie et délais de livraison rallongés

Dans ce contexte sous tension, l’Adepale et la FEB « demandent, de toute urgence, à tous les acteurs du secteur de tenir compte de cette situation grave et exceptionnelle en faisant preuve de solidarité et de compréhension tant sur la disponibilité et les délais que sur la répercussion inévitable et vitale de ces surcoûts sur les prix. »

« Une répercussion générale de ces surcoûts sur les prix est vitale afin d’assurer la pérennité des entreprises du secteur et leur permettre de continuer à produire, livrer, investir et innover pour préserver la souveraineté alimentaire de la France », justifient les deux fédérations.

Lucie Pouchard
La hausse des coûts alimentaires inquiète les engraisseurs
En semaine 13 [du 29 mars au 4 avril 2021], la poudre de lactosérum doux cotait 940 €/tonne, soit une hausse de 42 % par rapport à 2020. © Capture d’écran des tendances-lait-viande délivrées par l’Institut de l’Élevage
En semaine 13 [du 29 mars au 4 avril 2021], la poudre de lactosérum doux cotait 940 €/tonne, soit une hausse de 42 % par rapport à 2020. © Capture d’écran des tendances-lait-viande délivrées par l’Institut de l’Élevage

La hausse des coûts alimentaires se poursuit. Elle ravive les inquiétudes des engraisseurs comme des producteurs de veaux dont les cours ont entamé leurs baisses saisonnières.

« Alors qu’à la même période en 2020, la crise sanitaire et les restrictions mises en place faisaient chuter les cotations de la poudre maigre et du lactosérum, la hausse du coût de l’alimentation observée depuis le début de l’année 2021 s’est poursuivie en mars », analyse l’Institut de l’Élevage dans sa note de conjoncture publiée le 16 avril 2021.

L’indice IPAMPA des aliments d’allaitement pour veaux affiche 114,6 en février 2021, soit 14 points au-dessus de son niveau de 2019. Il a progressé de 7 points depuis juin 2020.

Les opérateurs pourraient freiner les mises en place

Les difficultés rencontrées dans le secteur du veau de boucherie français ainsi que celles à venir en l’Espagne avec la hausse des coûts alimentaires du jeune bovin ne présagent pas d’amélioration du marché dans les prochaines semaines », prévient l’Idele. Sur le marché intérieur comme à l’export, les engraisseurs pourraient limiter les mises en place de veaux nourrissons.

La hausse des coûts alimentaires inquiète les engraisseurs
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En semaine 13 [du 29 mars au 4 avril 2021], la poudre de lactosérum doux cotait 940 €/tonne, soit une hausse de 42 % par rapport à 2020. © Capture d’écran des tendances-lait-viande délivrées par l’Institut de l’Élevage

La hausse des coûts alimentaires se poursuit. Elle ravive les inquiétudes des engraisseurs comme des producteurs de veaux dont les cours ont entamé leurs baisses saisonnières.

« Alors qu’à la même période en 2020, la crise sanitaire et les restrictions mises en place faisaient chuter les cotations de la poudre maigre et du lactosérum, la hausse du coût de l’alimentation observée depuis le début de l’année 2021 s’est poursuivie en mars », analyse l’Institut de l’Élevage dans sa note de conjoncture publiée le 16 avril 2021.

L’indice IPAMPA des aliments d’allaitement pour veaux affiche 114,6 en février 2021, soit 14 points au-dessus de son niveau de 2019. Il a progressé de 7 points depuis juin 2020.

Les opérateurs pourraient freiner les mises en place

Les difficultés rencontrées dans le secteur du veau de boucherie français ainsi que celles à venir en l’Espagne avec la hausse des coûts alimentaires du jeune bovin ne présagent pas d’amélioration du marché dans les prochaines semaines », prévient l’Idele. Sur le marché intérieur comme à l’export, les engraisseurs pourraient limiter les mises en place de veaux nourrissons.

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