« Dans les zones de l’Union européenne (UE) touchées par la peste porcine africaine (PPA) chez les sangliers comme les porcs domestiques, si aucune mesure de biosécurité et de contrôle n’était appliquée, plus de 20 % des élevages en plein air feraient l’objet de nouveaux foyers de la maladie », affirme l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), dans un rapport publié le 9 juin 2021.

Dans les conditions précitées, les experts de l’Efsa estiment que la mise en place « dans les règles » d’une clôture simple ou double dans tous les élevages porcins de plein air, sans autre mesure de biosécurité ou de contrôle, réduirait le risque de contamination de plus de 50 % par rapport à une situation sans clôture.

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Évaluer la biosécurité

Pour limiter au maximum l’introduction de la PPA, l’Efsa recommande une évaluation « régulière, indépendante et objective » des mesures de biosécurité mises en place dans les élevages de porcs en plein air. Et ce, à l’aide « d’un protocole standardisé ». Les résultats pourraient ainsi s’inscrire dans un référentiel géré par les « autorités compétentes », permettant de « catégoriser et certifier les élevages porcins en plein air sur la base de leur risque de biosécurité ».

Pour une connaissance plus fine des risques de contamination par le virus, l’Efsa encourage l’harmonisation du référencement des systèmes d’élevage de porcs en plein air dans les pays membres de l’UE. « Lors de la déclaration d’un foyer de PPA, la présence ou non et le type d’accès extérieur doivent être indiqués, afin de permettre d’identifier les types d’élevages les plus exposés au risque d’introduction du virus », appuie l’institution.

Vincent Guyot