Le coût de l’aliment, qui représente 66 % du prix de revient d’un œuf, a progressé de 32 % sur les quinze derniers mois. Ajouté à la flambée des autres coûts de productions, les producteurs d’œufs sont en difficulté, rapporte la Confédération française de l’aviculture, CFA, dans un communiqué diffusé le 20 janvier 2022.

Deux centimes par œuf supplémentaires

Deux centimes d’euro par œuf conventionnel, et quatre centimes par œuf bio sont nécessaires pour prendre en charge cette hausse des charges de production, estime le syndicat.

La loi Egalim 2, dont l’objectif est de protéger la rémunération des agriculteurs « prévoit une indexation automatique des prix en fonction de l’évolution des matières premières agricoles. Des indicateurs économiques de la filière sont disponibles pour les relations commerciales », rappelle la CFA.

À lire aussi : Loi Egalim 2, la hausse des charges entrave les négociations commerciales (16/12/2021)

Retours de discussions avec la grande distribution « inquiétants »

Centres de conditionnement et fabricants d’ovoproduits se retrouvent aujourd’hui « face à un mur ». « Le retour des discussions avec les enseignes de la distribution est inquiétant car elles ne souhaitent pas prendre en compte cette hausse du coût de production. […] C’est avec Auchan, Carrefour, Casino et Aldi que cette situation inquiétante pour les éleveurs est la plus difficile », dénonce le syndicat.

Une situation d’autant plus difficile que les producteurs d’œufs ont réalisé « de gros investissements pour l’adaptation des modes d’élevage en réponse aux attentes sociétales », rappelle-t-il.

À lire aussi : Bien-être animal, « l’ovosexage, c’est un surcoût de 1,10 à 3,40 € par poulette » (13/09/2021)

Raphaëlle Borget