« Nous voulons améliorer le bien-être des animaux à tous les stades de leur vie », et « nous assurer qu’ils ne soient pas stressés avant d’être abattus », a souligné George Eustice, ministre de l’Environnement, l’Alimentation et l’Agriculture.

Un règlement européen jugé insuffisant

L’interdiction, valable pour le bétail et les chevaux, pourrait être mise en œuvre dès la fin de l’année prochaine, selon le ministre. Il a relevé que les règles de l’Union européenne empêchaient jusqu’ici de mettre fin à une pratique qui engendre « des souffrances inutiles ».

Le ministère estime sur son site que les règles européennes « ne sont pas à la hauteur des dernières connaissances scientifiques sur le meilleur moyen de protéger les animaux pendant le transport ».

Le transport en Angleterre et au Pays de Galles concerné

Le projet vise également à :

  • Réduire les temps de transport des animaux à l’intérieur du pays ;
  • Donner plus d’espace aux animaux pendant ces déplacements ;
  • Appliquer des règles plus strictes sur la température maximale autorisée et sur les conditions de transport en mer.

Ce projet a été salué par les défenseurs de la cause animale. « Mettre fin aux exportations pour abattre ou engraisser les animaux serait un progrès inestimable pour leur bien-être », a souligné Chris Sherwood, de la Société royale pour la prévention de la cruauté aux animaux (RSCPA).

La consultation, débute ce 4 décembre et sera close le 21 janvier 2021. Elle concerne l’Angleterre et le Pays de Galles. Les autres nations constitutives du Royaume-Uni, Irlande du Nord et Écosse, exercent elles-mêmes leurs compétences en la matière.

AFP