LDC est une nouvelle fois dans le viseur de L214, par l’intermédiaire d’une vidéo publiée ce jeudi 29 juillet 2021. L’association anti-élevage y diffuse des images tournées dans le Maine-et-Loire en juin 2021, « au sein d’un élevage produisant pour Maître Coq », précise Julie Depardieu, qui a prêté sa voix et son image à la vidéo de L214.

Pétition en cours

L’actrice, évoque des poulets « issus d’une sélection génétique intensive ». Elle décrit des animaux ayant « grossi si vite que leurs pattes ne supportent plus le poids de leur propre corps. Leur vitesse de croissance provoque des défaillances du cœur et des poumons qui ne peuvent plus assurer leur fonction. »

Le public est appelé à signer une pétition afin de demander au groupe LDC de « bannir ces pratiques ». Ce jeudi 29 juillet, à la mi-journée, près de 67 000 signatures étaient collectées.

Conscient que « ces images peuvent choquer », le groupe LDC estime que les idées développées par L214 sont « comme toujours biaisées et simplistes ». Il assure réaliser des efforts « réels et constants depuis plusieurs années » pour améliorer le bien-être animal et indique être « leader en Europe de la mise en place de souches à croissance lente, avec l’élevage de poulets en plein air (Label et Bio) ou ayant accès à l’extérieur. »

Développement de souches intermédiaires et lentes

Les poulets à croissance intermédiaire et lente représentent ainsi « 40 % des volailles élevées » pour la marque Maître Coq, renseigne le volailler. « Nous travaillons avec les sélectionneurs de souches de volailles afin qu’ils intègrent des critères de bien-être animal dans leurs recherches, tout en continuant à développer les souches intermédiaires et lentes et améliorer les conditions d’élevage », poursuit-il.

En proposant des produits français « qui répondent aux différents besoins des consommateurs », le groupe LDC affirme lutter contre les importations, « qui représentent près d’un poulet sur deux vendus aujourd’hui en France, sujet sur lequel L214 n’a pas pris position, alors qu’ils proviennent de pays moins exigeants en termes de bien-être animal. »

Vincent Guyot