« Nous avons déposé une requête contre Bayer » au nom de plusieurs investisseurs, a indiqué le cabinet d’avocats Tilp, qui les représente, confirmant une information du journal économique Wirtschaftswoche. Déposées « il y a près de six mois » devant le tribunal régional de Cologne, ces plaintes qui visent à obtenir des dommages et intérêts n’avaient pas été rendues publiques jusque-là.

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Le rachat de Monsanto dans le collimateur

Les actionnaires reprochent à Bayer de ne pas les avoir informés suffisamment sur les risques juridiques et économiques liés au scandale du glyphosate, lors du rachat de l’américain Monsanto en 2018.

Depuis cette opération, Bayer fait face à une pluie de procédures judiciaires aux États-Unis de la part d’anciens utilisateurs de cet herbicide commercialisé par Monsanto, mais considéré depuis 2015 comme « cancérogène probable » par le Circ, une branche de l’OMS.

À cause de la décote boursière

Ces mésaventures ont fait plonger le titre du groupe à la Bourse de Francfort, lui faisant perdre près de la moitié de sa valeur depuis 2018. Le nombre total de requérants n’a été précisé par le cabinet Tilp, concédant qu’ils ne « sont pas nombreux pour le moment ».

Mais la procédure « intéresse plusieurs centaines de petits actionnaires » et des investisseurs institutionnels, affirme Tilp. Le cabinet d’avocats estime pouvoir à terme, demander « plus d’un milliard d’euros de dommages et intérêts » au chimiste allemand.

Plusieurs procédures

Une autre requête a été déposée par le cabinet Hausfeld, qui demande 37 millions d’euros à Bayer au nom d’un actionnaire. « Nous pensons que ces demandes sont sans fondement et nous nous défendrons en conséquence », a de son côté réagi Bayer dans un communiqué.

Aux États-Unis, le groupe a mis fin en juin à une grande partie des poursuites, avec un chèque de 10 milliards d’euros. Mais l’accord fait encore l’objet de discussions sur certains points demandés par la justice américaine.

AFP