« Le printemps et le début de l’été 2021 ont été très atypiques, avec des épisodes de recharges exceptionnelles pour cette période », rappelle le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dans un communiqué datant du 13 septembre 2021.

Il indique que « la situation au mois d’août a été en effet globalement très satisfaisante, avec des niveaux comparables à très au-dessus des moyennes mensuelles ». Une situation favorable qui s’explique notamment par des épisodes de recharge enregistrés en juin et juillet 2021, qui ont impacté les nappes réactives comme inertielles.

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Niveaux hauts à très hauts pour certaines nappes…

Plusieurs nappes présentent des situations très favorables, avec des niveaux hauts à très hauts par rapport aux mois d’août des années antérieures :

  • Les nappes des alluvions du Rhône amont, de la Saône et de ses affluents enregistrent des niveaux hauts à très hauts, à la suite des fortes recharges de mai, juin et juillet ;
  • Les nappes de la craie champenoise, des calcaires jurassiques des Côtes de Bars et de Lorraine, des alluvions de la plaine d’Alsace affichent des niveaux hauts, conséquence d’un mois de juillet très arrosé ;
  • Les nappes alluviales de la Garonne aval et de la Dordogne, du Plio-quaternaire aquitain et des calcaires karstifiés du Bassin aquitain observent des niveaux hauts car elles ont profité d’une forte recharge hivernale et ont été soutenues par les apports pluviométriques de mai à juillet.

… surveillance renforcée pour d’autres

Certaines nappes montrent des situations moins favorables, avec des niveaux sous les moyennes des mois d’août, nécessitant une surveillance renforcée :

  • Les nappes des cailloutis pliocènes de la Bourgogne-Franche-Comté enregistrent des niveaux modérément bas, du fait de plusieurs recharges hivernales successives déficitaires que les apports exceptionnels de ces dernières semaines n’ont pas permis de combler ;
  • Les nappes alluviales, des formations complexes et karstiques des régions montpelliéraine et nîmoise, du littoral languedocien, du Roussillon, de la Provence et de la Côte d’Azur ont des niveaux modérément bas à bas ;
  • Les niveaux des nappes alluviales de Corse, dont les niveaux sont modérément bas.

Tendance à la baisse en septembre

Le BRGM estime de plus qu’« en septembre, les tendances des nappes inertielles devraient rester orientées à la baisse et leur état ne devrait que peu évoluer. » Et concernant les nappes réactives, les tendances et l’évolution des situations dépendront essentiellement des pluies efficaces locales et des demandes en eau.

Céline Fricotté