Le jeudi 1er décembre 2022, a eu lieu le Conseil supérieur de la forêt et du bois (CSFB), présidé par Marc Fesneau, ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, pour faire un premier point d’étape sur les travaux engagés et les pistes d’avenir.

Cette présentation multiministérielle a réuni également, Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, et Olivier Klein, ministre délégué chargé de la Ville et du Logement. « Nous sommes sur des questions à la fois écologiques et de logement car le stockage du bois, il est en forêt mais il est aussi dans la construction, les meubles, les charpentes… souligne le ministre de l’Agriculture. Le sujet du bois est partout et il faut donc raisonner en sujet de filière. »

La forêt française en proie au dérèglement climatique

Dans un contexte marqué par le changement climatique, le parc forestier français fait face à de nombreux risques entraînant progressivement son dépérissement. Pour lutter contre ces risques, il est donc nécessaire d’adapter la gestion des forêts afin de la rendre plus résiliente.

Pour répondre à cet enjeu, des Assises de la forêt et du bois ont été lancées en octobre 2021 et ont permis de dégager une feuille de route. L’objectif était alors de « penser la forêt française de demain et répondre aux défis auxquels elle est confrontée à partir d'une vision partagée de l’ensemble des acteurs de la filière du bois et de la forêt ».

Un premier point d’étape

L’idée de ce Conseil supérieur de la forêt et du bois était donc de faire un point d’étape sur ce qui a été réalisé depuis les Assises, il y a un an. Parmi les sujets importants évoqués lors de ce Conseil, est ressortie la question de bien mettre en exergue la multifonctionnalité de la forêt en lien avec la capacité à produire du bois pour les industries, la capacité à stocker du carbone, y compris dans les sols forestiers, ou la capacité à recéler de la biodiversité.

Pour Marc Fesneau, « l’enjeu est donc de travailler sur cette multifonctionnalité des sujets sans pour cela les opposer car on a besoin d’une forêt qui soit gérée pour qu’elle puisse être valorisée et remplir sa fonctionnalité ».

Une autre idée qui a été évoquée est le besoin que la forêt soit au rendez-vous des objectifs de neutralité carbone puisqu’une partie de la neutralité carbone est dégagée sur l’idée d’avoir une forêt qui stocke plus de carbone. Avec le dépérissement des forêts, il y a un besoin de repenser le peuplement forestier dans une logique de lutte contre ce dépérissement.

Sans pour cela reconstruire une nouvelle feuille de route, ce Conseil a permis de montrer aux acteurs de la filière en quoi France Relance vient solidifier et conforter celle déjà mise en place.

De nouveaux éléments à prendre en compte

Enfin, le contexte de dérèglement climatique actuel fait émerger de nouveaux éléments à prendre en considération. Ces derniers doivent compléter et consolider ce qui a été fait pendant les Assises comme la lutte contre les incendies ou la question de la reforestation.

Ils viennent ainsi s’ajouter dans le cadre de la panification écologique, présentée par la Première ministre, Élisabeth Borne, et dont Marc Fesneau a la charge de piloter les travaux sur la forêt.

Ces nouveaux éléments s’articulent autour de 5 axes de travail, à savoir :

  • La lutte et la prévention contre les incendies de forêt ;
  • L’adaptation au changement climatique, avec notamment l’objectif fixé par le président de la République de planter 1 milliard d’arbres d’ici à 10 ans (soit un renouvellement de la forêt de 10 %) ;
  • La gestion durable des forêts en adaptant les plans de gestion et les outils à disposition ;
  • La restauration et la préservation de la biodiversité, avec des thématiques telles que la lutte contre les dégâts de gibiers (axe piloté par le ministère de la Transition écologique) ;
  • La structuration de la filière.