Une progression qui se confirme. "On observe une forte hausse des ventes d’œufs issus des élevages au sol cette année encore", se félicite ce mercredi 5 octobre 2022 Loïc Coulombel, vice-président de l’interprofession CNPO, lors d’une conférence de presse. Ils représentent désormais 17,6 % des achats des ménages depuis janvier, contre 13,9 % en 2021 et 7,3 % en 2019 (1).

Un souhait des Français

Cette progression s’inscrit dans un contexte où les consommateurs exigent davantage d’alternatives à la cage. Selon une enquête menée par le CNPO et le CSA en 2021, ils sont 71 % à juger que l’élevage au sol est « souhaitable » en complément des élevages en plein air et bio. Ils sont également 84 % à estimer que ce type d’élevage alternatif est plus respectueux du bien-être des poules que l’élevage en cages aménagées.

"Cette année, les trois quarts des œufs vendus en magasin en France sont des œufs alternatifs », ajoute Loïc Coulombel. Parmi eux, les œufs plein air conservent leur première place des ventes d’œufs alternatifs pour la consommation à domicile avec 29,8 % des parts de marché. Ils sont suivis par les œufs bio à 20,8 %, ceux issus de poules élevées au sol à 17,6 % et le Label Rouge à 6,5 %.

© Adocom-RP - 17,6 % des œufs achetées en magasin par les Français en 2022 sont des œufs issus d'élevages au sol.

La France, « moteur des élevages alternatifs en Europe »

Au total, plus de deux tiers des poules pondeuses françaises étaient dans des élevages alternatifs à la cage (sol, plein air et biologiques) à la fin de 2021, selon les données de la Commission européenne et du CNPO. Soit au-dessus de la moyenne des pays européens établie à 58 %.

© Adocom-RP - En France, les systèmes alternatifs à la cage représentent 36,7 % des effectifs de pondeuses en 2017 et 67 % en 2021.

Dans le détail, « il y a 15 % d’élevages au sol en plus par an depuis 2013 en France », précise le président du CNPO, Yves-Marie Baudet. La France est donc « moteur des élevages alternatifs en Europe […] et ne représente que 10 % des effectifs européens de pondeuses en cage », relève-t-il.

Une place de leader dont se félicite la filière qui a atteint son objectif de 50 % de poulesen élevages alternatifs à la cage à l’horizon de 2022. Objectif qui a été fixé en 2016, et qui a été dépassé dès 2019 avec 53 % de productions alternatives.

(1) Source : Itavi d’après IRI.